L’écosystème ABSO
L’Origine : De l’Aérospatial au Bien-être
L’émergence de la technologie Abso est le fruit de la convergence entre la géophysique, l’acoustique, l’électroacoustique, l’étude des ondes électromagnétiques et plus de trente années de recherche et développement dans le domaine industriel.
Le Parcours Scientifique du Concepteur
Joël Ratia, géophysicien spécialisé en acoustique, électroacoustique et ondes électromagnétiques, a consacré plus de trois décennies à la recherche et au développement de systèmes électromagnétique pour des projets industriels critiques, notamment des conceptions pour les satellites d'Ariane Espace. Au sein de ces programmes aérospatiaux, la gestion des perturbations radiofréquences et des bruits de mode commun (courants vagabonds de haute fréquence) est une question de survie pour l'électronique embarquée des lanceurs.
La Genèse d'Abso (2012)
À la suite d’un défi personnel visant à transposer ces technologies de blindage et d'absorption industrielles au service de la biologie et de la santé environnementale, Joël Ratia entame en 2012 le développement destiné à supprimer les courants électriques parasites de type CPL présents sur les circuits électriques afin d'obtenir une alimentation électrique suffisamment propre pour les prises de mesure. L’objectif initial était d’éliminer les courants parasites à haute fréquence qui saturaient les lignes électriques des laboratoires de métrologie, faussant les mesures ultra-sensibles. Pour garantir une alimentation électrique de pureté absolue, le premier filtre expérimental a été conçu pour fonctionner sur une très large bande de fréquences allant de 450 Hz à 400 MHz, afin de supprimer les courants électriques parasites tout en laissant passer le courant électrique domestique de 50 Hz.
L’Évolution : Du Laboratoire à l’Habitat (2020)
L'apparition des réseaux de distribution d'électricité intelligents et la généralisation des compteurs communicants (Linky) ont injecté des signaux CPL permanents sur le réseau électrique. Ce dispositif de nettoyage industriel est ainsi devenu particulièrement adapté à l'arrivée des compteurs communicants utilisant les CPL.
2020 : L’AbsoPlug Alpha+ voit le jour, condensant cette technologie sous un format ergonomique domestique.
Diversification : Pour répondre aux différentes configurations, la technologie s'est diversifiée en filtres dissipatifs de proximité (Abso Omega V35 & V70), en solutions globales au tableau (AbsoMagnet) et en traitements spécifiques de la Terre (Abso Reactor).
La Science du Réseau : Comprendre l’Électricité Sale
La compréhension des risques liés à l'électricité sale repose sur les lois fondamentales de l'électromagnétisme. Les conducteurs d'une installation électrique non blindée ne se comportent pas comme de simples canaux de transport d'énergie.
Selon le théorème d'Ampère, tout conducteur parcouru par un courant génère un champ magnétique. Sa réciproque est également vraie : un câble placé dans un champ magnétique variable devient le siège d'un courant induit. Ces deux principes expliquent à la fois l'émission de champs électromagnétiques par les câbles non blindés (CPL, harmoniques) et leur réception passive des ondes ambiantes (Wi-Fi, antennes relais, Bluetooth).
La problématique physique des filtres classiques (Le piège du courant réactif) :
Traditionnellement, pour atténuer l'électricité sale (DE), l'industrie utilise des filtres parallèles dits "à condensateur" (inductance/capacité classiques). Si ces dispositifs réduisent efficacement la tension parasite (le champ électrique $E$), la loi des mailles et le comportement physique d'un condensateur branché sur le 230V alternativement à 50 Hz génèrent un courant réactif majeur. Ce courant oscillant induit localement un champ magnétique ($H$) de proximité extrêmement puissant (pouvant être multiplié par 100 par rapport à l'état initial, atteignant plus de 4 µT à proximité immédiate du câble).
À l'inverse, la technologie brevetée d'Abso (comme les gammes Omega et Alpha+) repose sur un principe d'absorption dissipative : elle élimine l'électricité sale et les impulsions radiofréquences (notamment les signaux CPL) en les dissipant sous forme de micro-calories, sans générer de courants réactifs inducteurs de pollution magnétique secondaire (générant jusqu'à 10 fois moins de champs magnétiques traversants que les filtres DE classiques).
La Pollution de Phase-Neutre : Dirty Electricity (DE)
En vertu du principe d’Ampère, l'introduction de signaux haute fréquence superposés (CPL, harmoniques, alimentations à découpage) transforme les câbles non blindés en émetteurs de champs électromagnétiques, diffusant un champ électrique haute fréquence (DE) et un champ magnétique induit dans l'habitat.
Formellement : un câble parcouru par un courant d'intensité i génère, à une distance d, un champ magnétique B tel que B = µ₀·i/(2π·d), où µ₀ est une constante physique universelle (perméabilité du vide).
Dans un réseau électrique domestique idéal à 50 Hz, le courant circule en sens opposés dans la Phase et le Neutre, annulant théoriquement la majorité des champs magnétiques par opposition de phase. Cependant, l’introduction de signaux haute fréquence superposés (CPL, harmoniques industrielles, alimentations à découpage) les câbles non blindés deviennent alors des émetteurs de champs électromagnétiques. Les câbles non blindés de l'habitation agissent alors comme des antennes long-fil, diffusant un champ électrique de haute fréquence (DE) et un champ magnétique induit dans l'ensemble de l'habitat.
L’Électricité Sale de Terre (EST) ou Dirty Earth Electricity (DEE)
Mise en évidence par Joël Ratia, l'EST (ou DEE) représente une pollution majeure et souvent oubliée. Au niveau du transformateur électrique de quartier, le retour de l'électricité (le Neutre) est directement relié au sol.
En conséquence, la Terre électrique des maisons n'est plus un milieu neutre et sain : elle transporte les courants de retour et les pollutions hautes fréquences (CPL, bruits de découpage) de tout le voisinage (réseau de distribution en schéma de liaison à la terre TT). Ces courants de retour induisent en permanence des courants parasites dans l'organisme des occupants, un phénomène gravement amplifié lors de l'utilisation de dispositifs de mise à la terre de type Earthing non filtrés.
En 2023 à Béziers, des campagnes de mesures menées in-situ (notamment par Abso) démontrent la présence d'EST dans près de 30 % des habitations raccordées au réseau basse tension. Cette pollution de mode commun, mesurable précisément en tension de crête à crête ($V_{pp}$) via des détecteurs spécifiques comme l'ABSOVU S3, s'étend généralement sur une bande de fréquence asymétrique de 10 kHz à 900 MHz. La réponse technologique d'Abso via l'Abso Reactor permet de dériver et filtrer ces courants de terre de haute fréquence de manière parallèle (sans limitation de puissance sur le réseau de l'habitat) afin de ramener les tensions parasites de Terre sous le seuil physiologique critique de 0,5 V.
Le Phénomène des Courants Induits (Réciprocité Électromagnétique)
Par réciprocité du théorème d’Ampère, un conducteur électrique placé dans un champ électromagnétique variable (antennes relais, Wi-Fi, téléphones, Bluetooth) devient à son tour le siège de courants induits, qui se propagent dans le réseau électrique de l'habitation, y compris chez les voisins en habitat collectif.
Les Sources de Pollution : CPL, Linky & Photovoltaïque
Les Courants Porteurs en Ligne (CPL) et le Réseau Linky
La technologie CPL consiste à superposer un signal numérique de haute fréquence et de faible énergie au signal sinusoïdal fondamental de 50 Hz de la distribution électrique.
Bandes Fréquentielles : Les signaux CPL exploitent la bande CENELEC A (9 kHz à 95 kHz pour les applications de comptage) ainsi que les bandes haute fréquence (1,6 MHz à 30 MHz pour les réseaux locaux).
Le Système Linky G1 & G3 : Le compteur communicant utilise les fréquences de la technologie CPL G1 (porteuses binaires : le « 0 » logique modulé à 74 kHz, et le « 1 » logique modulé à 63,3 kHz) ainsi que le standard CPL G3 exploitant une modulation multi-porteuse (OFDM) plus robuste dans la bande CENELEC A (principalement identifiée autour de 71,43 kHz). Le protocole nécessite l’envoi continu de trames d'interrogation et de paquets de données du compteur résidentiel vers un concentrateur de quartier, installé dans le poste de transformation moyenne tension/basse tension, générant des pics impulsionnels permanents sur le réseau électrique intérieur de l'habitation généralement situé à quelques centaines de mètres de l'habitation. La liaison du compteur communicant vers le concentrateur se fait par CPL : le compteur envoie des impulsions électriques codées en langage binaire, sur des fréquences de l'ordre de quelques dizaines de kHz selon les mesures effectuées (des signaux Linky ont ainsi été mesurés à l'oscilloscope autour de 39, 67 et 71 kHz).
Propagation à Longue Distance : Les signaux CPL Linky sont injectés à des niveaux de puissance calibrés pour franchir des distances allant jusqu’à 1 kilomètre de ligne. Sans atténuateur ou barrière à l'entrée de l'habitation, le réseau électrique intérieur reçoit en continu l'ensemble des paquets de données CPL de l'habitation, mais également ceux de l'ensemble du voisinage connecté au même départ basse tension.
Deux niveaux de pollution sont distingués :
les câbles électriques de l'habitation deviennent eux-mêmes des émetteurs ;
les transformateurs électriques se comportent comme des antennes relais.
La Pollution Spécifique des Installations Photovoltaïques
Les installations de production d'énergie solaire constituent l'une des sources d'électricité sale les plus intenses et les plus méconnues au sein des habitations modernes.
Le Rôle de l'Onduleur (Convertisseur DC/AC) : Les panneaux photovoltaïques délivrent un courant continu à basse tension (généralement entre 24 V et quelques centaines de volts). Ce courant est dirigé vers un onduleur dont le rôle est de découper ce signal continu à haute fréquence (hachage par modulation de largeur d'impulsion - MLI, entre 20 kHz et 100 kHz) pour synthétiser un courant alternatif sinusoïdal de 230 V à 50 Hz. Concrètement, la chaîne est la suivante : le panneau délivre un courant continu d'une vingtaine de volts ; ce courant est stocké dans une batterie, généralement en 24 V ; cette batterie alimente un onduleur/convertisseur qui transforme le 24 V continu en 230 V alternatif/50 Hz, lequel alimente la maison ou est réinjecté sur le réseau public.
La Pollution Amont (Côté Continu) : Si la sortie alternative de l'onduleur (aval) fait l'objet de filtrages réglementaires pour être injectée sur le réseau de distribution, l'entrée continue (amont) est le siège d'un bruit de découpage massif. Les courants parasites remontent le long des câbles de liaison CC vers les panneaux solaires installés sur la toiture.
Le Rayonnement de Toiture et l'Induction : Les câbles de transport de courant continu, traversés par ces composantes alternatives parasites de haute fréquence, forment une boucle d'induction géante au-dessus du logement. Ce rayonnement parasite traverse les isolants de toiture et induit, par couplage capacitif et magnétique, des courants de bruit très élevés dans le réseau électrique traditionnel (230 V / 50 Hz) des pièces situées en dessous (généralement les chambres à coucher).
La Pollution Nocturne en Autoconsommation : Même en l’absence de rayonnement solaire nocturne, si l'installation utilise un parc de batteries associé à un onduleur hybride pour alimenter le logement, le circuit de découpage reste actif. Les courants parasites continuent de se propager et de polluer l'habitat durant les heures de sommeil.
Pour cette raison, il est déconseillé d'installer des panneaux photovoltaïques directement au-dessus d'une chambre à coucher ; le document recommande de privilégier une installation au sol lorsque cela est possible.