Logo CEM Vivant

Chargement...

Accéder au contenu

L’électrosmog


Une exposition accrue

 

Tous les rayonnements électromagnétiques sont à l’origine d’effets biologiques athermiques. A forte intensité d’émission, les rayonnements de fréquences égales ou supérieures aux micro-ondes peuvent induire des effets thermiques.

 

Les structures biologiques terrestres sont apparues dans des conditions physiques, chimiques et électromagnétiques particulières et ont évolué en s’adaptant à la pression de leurs modifications sur près de 4 milliards d’années.

 

Durant sa période historique, l’homme n’a pas été confronté à des changements importants de son environnement électromagnétiques en dehors de certaines phases d’activité solaire plus intenses mais de durée limitée. Son organisme était parfaitement adapté aux champs terrestres, solaires et cosmiques, à leurs cycles et à leurs plages de variations. Ceux-ci étant même indispensables à l’entretien de la vie.

 

Depuis le début du XXème siècle sont apparus des champs électromagnétiques étrangers au spectre naturel au plan des fréquences, des formes d’ondes, mais aussi celui des intensités.

Montée exponentielle de leur utilisation : électrosmog


Rappelons que notre exposition quotidienne aux champs électromagnétiques est 100 millions de fois supérieure à ce qu’elle était pour nos grands-parents. Cela a été dénommé la "plus grande expérience biologique jamais tentée" et nous en sommes tous les cobayes : 86% de la population mondiale possède un smartphone.

 

Les études épidémiologiques sont particulièrement difficiles, car il n’y a plus dans nos « pays développés » de population témoin non exposée même passivement aux téléphones portables, au Wi-Fi 5 GHz…

 

Le paramètre ayant changé le plus radicalement est incontestablement le facteur de temps d’exposition à ces champs d’origine technologique. Car, depuis une vingtaine d’années, nous baignons littéralement de façon permanente dans ce brouillard électromagnétique invisible.

 

Les appareils et installations électriques, électroniques et de télécommunications tels que les ordinateurs, téléviseurs, téléphones portables, antennes-relais, Wifi, Bluetooth, lignes à haute tension, câbles dans les murs, émetteurs radios-CB-TV, appareils ménagers sont autant de sources de rayonnements non-ionisants de faible intensité (voir tableau ci-dessous des appareils et de leur spectre d’émission).


La prolifération exponentielle des champs électromagnétiques de ces appareils constitue une véritable pollution invisible et indétectable par nos sens.

 

Cette exposition accrue de la population depuis une vingtaine d’années a ouvert un débat scientifique quant à l’innocuité de leurs rayonnements et constitué un nouveau domaine de recherche en biophysique. Les travaux scientifiques menés depuis une soixantaine d’années ont montré que les rayonnements non ionisants de faible intensité induisent des effets biologiques non thermiques concernant de nombreuses structures et fonctions cellulaires.

 

Pour certains chercheurs, l’observation de tels effets remet en cause les normes de protection de l’Homme fixant les niveaux de rayonnements électromagnétiques admissibles à proximité des écrans de visualisation, des téléphones portables, des stations relais, etc… Ils redoutent que ces effets biologiques ne donnent lieu à des dérégulations cellulaires génératrices de pathologies à long terme.

 

Les normes actuelles adoptées dans les pays occidentaux ont été essentiellement basées sur les effets thermiques, résultat d’exposition à de fortes intensités de champs. Les chercheurs défendant ces normes n’admettent pas la possibilité que les effets biologiques de champs de faible intensité puissent déboucher sur des effets sanitaires.

 

Et pourtant, comme nous allons le voir, les systèmes biologiques fonctionnent de façon électromagnétique à des niveaux encore infiniment plus faibles que les normes les plus sévères (Suisse, Russie, Chine), qui sont cependant 1000 fois inférieures aux normes occidentales.            

 

Sources :
 

https://www.hisour.com/fr/electromagnetic-spectrum-23812/


Biologie électromagnétique

Depuis ses atomes jusqu’à ses grands systèmes et appareils, en passant par l’échelon cellulaire, l’homme est émetteur et récepteur de champs électromagnétiques, comme tout être biologique.

 

Il a été mis en évidence dans les années 80 des cristaux de magnétite (Fe3O4) dans le cerveau et certaines zones du corps. Ces cristaux, dont on ignore la fonction exacte, sont sensibles au champ magnétique terrestre et à ses variations, et pourraient donc être influencés par les champs électromagnétiques de très basse fréquence.

 

Le fonctionnement du cerveau génère des courants électriques bien connus, captés sur le scalp grâce à l’EEG, qui développent des champs électromagnétiques de très faible intensité mis en évidence plus récemment par les SQUID composants les magnétoencéphalographes (MEG). Le fonctionnement du cœur est aussi à l’origine des champs électromagnétique, ainsi que l’activité du système nerveux périphérique, du système neuro-musculaire…

 

Tous ces champs électromagnétiques se trouvent dans la gamme des extrêmement basses fréquences (de 0,0001 Hz à 3000 Hz). Le tableau ci-dessous permet de visualiser la différence considérable des niveaux d’intensité d’émission entre nos organes et les appareils de bureautique et de communication.


Mais il existe d’autres plages du spectre électromagnétique utilisé par les êtres vivants. Certains échanges d’informations intercellulaires s’opèrent par transmissions de photons lumineux, mis en évidence par les travaux de F.A Popp.

 

Au niveau des organites cellulaires, les microtubules émettraient selon H. Frohlich des champs électromagnétiques de très faible intensité dans la plage des micro-ondes (non encore confirmé par la mesure à ce jour).

 

La liaison chimique est elle-même électromagnétique ; toute modification de celle-ci entraînant émission ou absorption d’énergie électromagnétique hyperfaible.

 

Dans le domaine des mouvements ioniques, les cellules produisent diverses émissions électromagnétiques cohérentes dans un très large spectre de fréquences. Les ions contenus dans les cellules génèrent deux types de champs électromagnétiques, des extrêmement basses fréquences aux micro-ondes.


L’émission extrêmement basse fréquence

Celle de « résonance cyclotronique », correspond à la rotation de l’ion sur son axe. Sa fréquence varie légèrement en fonction du champ géomagnétique.

 

Les valeurs moyennes de résonance cyclotronique des principaux ions sont :

 

  1. Sodium = 30 Hz
  2. Potassium = 17 Hz
  3. Potassium41 = 50 Hz
  4. Calcium = 35 Hz
  5. Magnésium = 55 Hz
  6. Lithium = 100 Hz
  7.  

Cette caractéristique de résonance cyclotronique des ions de l’organisme est située dans la zone de nombreuses fréquences d’émission de nos appareils électroniques, ou de leurs premières harmoniques.

 

Par exemple, le rafraîchissement d’un écran se fait de 60 à 100 Hz ; les extrêmement basses fréquences d’un téléphone portable comprennent une émission à 30-40 Hz, fréquence du calcium, ou à 217 Hz, première harmonique du Fer 51, etc.


L’émission en micro-ondes

L’émission en micro-ondes de ces mêmes ions est produite par leur oscillation latérale dans les cavités des protéines qui les contiennent : les ions Calcium et Magnésium par exemple oscillent entre 1 et 2 GHz, qui sont précisément les fréquences des ondes porteuses des systèmes GSM et DCS des téléphones portables.

 

On voit d’ores et déjà clairement que ces connaissances des oscillations ioniques posent un cadre théorique d’explication de phénomènes de dérégulation des métabolismes de certains ions (Magnésium, Calcium, Potassium), qui jouent un rôle important dans de nombreuses pathologies.

 

Nous reviendrons plus tard sur les conséquences physiopathologiques multiples de ces possibilités théoriques, après avoir donné bref aperçu des effets biologiques mis en évidence par les recherches Tecnolab de Comosystems et confirmées pour la plupart par d’autres chercheurs (dans ces cas, se reporter à la bibliographie).

 

Les champs électromagnétiques pulsés sont, dans la plupart des cas, beaucoup plus biologiquement actifs que les champs électromagnétiques non pulsés. Ceci est important car tous les périphériques de communication sans fil communiquent via des pulsations et parce que plus les périphériques sont intelligents, plus ils pulsent, car les pulsations véhiculent les informations.

 

Ce qui devrait être évident, c'est que vous ne pouvez pas étudier de tels rôles de pulsation s'il n'y avait pas d'effets biologiques produits par de tels champs électromagnétiques. Les seules études de pulsation nous indiquent qu'il existe de nombreux effets de ce type causés par les champs électromagnétiques.


Les conséquences du stress électromagnétique

Le mot STRESS a été employé par H. Selye (Montréal 1936) pour signifier l’état réactionnel d’un organisme vis-à-vis d’un excitant quelconque.

« L’excitant » que H. Selye appelle le « stressor », peut être :


  • Un organisme vivant (microbe, prédateur)
  • Un facteur physique (froid, chaleur, irradiation)
  • Une substance chimique (poison)
  • Une lésion organique (hémorragie)
  • Un trouble du système nerveux ou de l’équilibre psychologique (surmenage, émotion désagréable ou agréable)

Voici un aperçu bref des 8 effets (validés par le Professeur Pall, Rapport Bionitiative, Professeur Belpomme…) que nous détaillerons plus bas.


  • Effets neurologiques / neuropsychiatriques
  • Effets endocriniens (c'est-à-dire hormonaux)
  • Augmentation du stress oxydatif et des dommages liés aux radicaux libres
  • Attaques de l'ADN de nos cellules, cassures simple brin et double brin, mutations dans les cellules germinales
  • Niveaux élevés d'apoptose (mort cellulaire programmée), événements particulièrement importants pour provoquer les maladies neurodégénératives et l'infertilité
  • Diminution de la fertilité masculine et des taux d'hormones sexuelles, augmentation du nombre d'avortements spontanés
  • Excès de calcium [Ca2 +]i intracellulaire et signalisation calcique excessive
  • Attaques des cellules pour provoquer le cancer (via 15 mécanismes différents dans les processus de cancérisation)

Il existe également une littérature abondante montrant que les champs électromagnétiques ont également d'autres effets, notamment des effets cardiaques menaçant le pronostic vital.

 

De plus, des preuves substantielles suggèrent que les champs électromagnétiques sont à l’origine de démences très précoces, notamment de type Alzheimer, de démences numériques et d’autres types ; et il existe des preuves que les expositions aux champs électromagnétiques in utero et peu de temps après la naissance peuvent causer le TDAH (trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité) et l'autisme.


Effets neurologiques / neuropsychiatriques

Reprenons maintenant dans l’ordre les types d’atteinte dont le Professeur Pall a établi une large bibliographie.

 

De nombreuses séries d'effets des champs électromagnétiques constatés à maintes reprises sont aussi devenues des affections extrêmement répandues dans nos sociétés technologiquement avancées, à savoir :


  • Troubles du sommeil / insomnie
  • Fatigue / mal de tête
  • Dépression / symptômes dépressifs
  • Manque de concentration / d’attention / dysfonctionnement cognitif
  • Déséquilibres/vertiges
  • Troubles de la mémoire
  • Agitation / tension / anxiété / stress / agitation
  • Irritabilité

Ces résultats ne sont pas uniquement basés sur les résultats épidémiologiques, mais également sur les impacts profonds des champs électromagnétiques, à des niveaux bien inférieurs à nos consignes de sécurité, sur la structure et la fonction du cerveau, ainsi que sur le mécanisme d'action des champs électromagnétiques non thermiques décrit ci-dessous.

 

Les neurones ont la densité de canaux calciques voltage-dépendants (CCVD) la plus élevée de toutes les cellules du corps, en partie à cause du rôle des canaux calciques voltage-dépendants et du rôle de [Ca2 +]i dans la libération de chaque neurotransmetteur du système nerveux. La signalisation calcique régule la structure et le fonctionnement synaptiques de 5 manières différentes, chacune pouvant être impliquée ici.

 

On pense que le stress oxydatif et l'apoptose jouent tous deux un rôle important. Une diminution du sommeil et une augmentation de la fatigue impliqueront probablement une diminution de la mélatonine nocturne et une augmentation de la noradrénaline nocturne.


Effets endocriniens généralisés

Les niveaux d'hormones stéroïdes baissent avec l'exposition aux champs électromagnétiques, tandis que les autres niveaux d'hormones augmentent avec l'exposition initiale. Les niveaux d'hormones neuroendocrines et d'insuline baissent souvent lors d'une exposition prolongée aux champs électromagnétiques, probablement en raison d'un épuisement du système endocrinien.

 

La libération d'hormones non stéroïdiennes est produite par l'activation des canaux calciques voltage-dépendants et l'élévation de [Ca2 +]i. Les effets immédiats des expositions aux champs électromagnétiques sont l’augmentation de la libération d’hormones et donc l’augmentation des niveaux d’hormones. Cependant, de nombreux systèmes hormonaux deviennent « épuisés » à cause des expositions chroniques aux champs électromagnétiques. Le mécanisme d'épuisement est encore incertain, mais il peut impliquer un stress oxydatif et une inflammation.

 

Les hormones stéroïdiennes sont synthétisées par l'action des enzymes du cytochrome P450 ; L’activité de ces hormones est inhibée par la liaison de taux élevés d’oxyde nitrique (NO), ce qui entraîne une diminution de la synthèse hormonale.


Stress oxydant / dommages des radicaux libres

Le stress oxydant / dommages dus aux radicaux libres (mécanismes importants intervenant dans presque toutes les maladies chroniques) est une cause directe des dommages à l'ADN cellulaire.

 

Le stress oxydatif joue un rôle dans toutes ou presque toutes les maladies chroniques. Il aurait des rôles essentiels sur la reproduction et les attaques de l'ADN cellulaire, mais pourrait également jouer un rôle dans la production des effets neurologiques et de certains des effets cancérigènes provoqués par l'exposition aux champs électromagnétiques.

 

Produit par des niveaux élevés de peroxynitrite et les produits de dégradation des radicaux libres du peroxynitrite et de son apport en CO2. Quatre études d'exposition aux champs électromagnétiques ont montré que le stress oxydatif consécutif à l'exposition était associé à une élévation majeure de la 3-nitrotyrosine, un marqueur du peroxynitrite, confirmant ainsi cette interprétation. Deux autres études ont chacune mis en évidence une élévation de la 3-nitrotyrosine après exposition à 35 GHz.


ADN Cellulaire

Les dommages causés à l'ADN cellulaire sont les cassures d'un brin ou d'un double brin dans l'ADN cellulaire, et bases oxydées dans l'ADN cellulaire, entraînant des modifications chromosomiques et d'autres mutations.

 

Il y a trois types d’attaques de l’ADN cellulaire produisant des ruptures monocaténaires dans l’ADN cellulaire, des cassures double brin dans l’ADN cellulaire et des bases oxydées dans l’ADN cellulaire. Chacun de ces changements dans l'ADN joue un rôle dans la cause du cancer et dans la production de changements mutationnels les plus importants chez l'homme et divers animaux.

 

Les cassures de l'ADN double brin produisent des ruptures chromosomiques, des réarrangements, des suppressions et des duplications, jusqu’à provoquer des événements de recombinaison aberrants conduisant à des mutations du nombre de copies. Ils produisent également une amplification génique, un mécanisme important dans la cause du cancer.

 

Les bases oxydées provoquent des mutations ponctuelles. Lorsque celles-ci se produisent dans les cellules somatiques, elles peuvent chacune jouer un rôle dans le cancer. Lorsque celles-ci surviennent dans les cellules germinales (et il a été démontré qu'elles se produisent dans les spermatozoïdes après une exposition aux champs électromagnétiques), elles sont à l'origine des trois types de mutations les plus importantes pour les générations futures :

 

  1. Mutations chromosomiques
  2.  
  3. Mutations du nombre de copies
  4.  
  5. Mutations ponctuelles

 

Les dommages à l'ADN cellulaire sont produits par les produits de dégradation des radicaux libres du peroxynitrite attaquant directement l'ADN.

 

L'exposition de très faible intensité utilisée dans l'étude de Schwarz a produit un grand nombre de cassures de l'ADN, plus importantes que celles produites par 1600 radiographies du thorax utilisant les rayons X. Cette conclusion peut être tirée en comparant les résultats de Schwarz à ceux de l'étude antérieure de Lutz et Adlkofer.

 

Il ressort clairement de cette comparaison que les radiations non ionisantes similaires aux radiations 3G peuvent être beaucoup plus dangereuses pour l'ADN de nos cellules qu'une dose similaire de radiations ionisantes d’après le Professeur Pall.

 

Une question à se poser : comment est-il possible pour les champs électromagnétiques d'hyperfréquences de causer beaucoup plus de dommages à l'ADN cellulaire qu'un niveau d'énergie comparable de rayonnements ionisants ?

 

Les champs électromagnétiques d'hyperfréquences / basses fréquences agissent par l’intermédiaire des radicaux libres pour attaquer l’ADN. Les radicaux libres qui attaquent l'ADN sont des produits de dégradation du peroxynitrite. La séquence d'événements conduisant à ces radicaux libres commence bien sûr avec la sensibilité extrêmement élevée du capteur de tension canaux calciques voltage-dépendants aux forces électriques des champs électromagnétiques qui ouvrent les canaux calciques voltage-dépendants.

 

Suite à cela, il y a trois étapes dans le processus conduisant à une élévation du peroxynitrite, chacune ayant un niveau d'amplification élevé :

 

  1. Le premier est que lorsque les canaux calciques voltage-dépendants sont ouverts, ils permettent l’introduction d’un million d’ions calcium par seconde dans la cellule.
  2.  
  3. La deuxième amplification est que le calcium intracellulaire [Ca2 +]i élevé active la synthèse à la fois de l'oxyde nitrique (NO) et du superoxyde.
  4.  
  5. La troisième amplification est celle de la formation de peroxynitrite est proportionnelle au produit de la concentration en oxyde nitrique multipliée par la concentration en superoxyde.

 

Lorsque vous avez trois mécanismes d’amplification séquentiels, vous pouvez obtenir une très grande réponse, en l’occurrence une attaque de radicaux libres sur l’ADN cellulaire, à partir d’un très petit signal initial.


Apoptose / mort cellulaire

Les deux conséquences les plus importantes d'une forte augmentation de l'apoptose (mort cellulaire programmée) sont la cause des maladies neurodégénératives et une baisse de la reproduction, bien qu'il y en ait d'autres.

 

L'apoptose peut être produite par des niveaux excessifs de Ca2 + dans les mitochondries et par des cassures à double brin de l'ADN cellulaire ; il semble probable que ces deux mécanismes interviennent après l'exposition aux champs électromagnétiques.

 

Un troisième mécanisme de déclenchement de l’apoptose, le stress du réticulum endoplasmique (voir tableau plus bas), peut également être impliqué.


Fertilité

Une forte variété de changements conduit à la baisse de la fertilité, notamment la modification du remodelage tissulaire des testicules, diminution du nombre et de la qualité des spermatozoïdes, la diminution de la fertilité féminine, y compris le remodelage des ovaires, perte d'ovocytes (follicules), baisse des taux d'œstrogène, de progestérone et de testostérone (taux d'hormones sexuelles), l’augmentation de l'incidence de l'avortement spontané, baisse de la libido…

 

Le nombre de spermatozoïdes humains est tombé au-dessous de 50% de ce qui était considéré comme normal dans les pays du monde technologiquement avancés.

 

Les taux de reproduction sont tombés en dessous des taux de renouvellement dans tous les pays du monde technologiquement avancés, à une exception près. Ceux-ci incluent tous les pays de l’UE, les États-Unis, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, Taiwan, Singapour, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Les moyennes de reproduction, dans ces pays, représentent environ 73% des niveaux de remplacement selon les données de 2015 ou 2016.

 

Une étude sur la reproduction chez la souris a montré que l'exposition aux champs radioélectriques / hyperfréquences à des doses conformes à nos directives de sécurité actuelles entraînait une diminution sensible de la reproduction en fonction de la dose dans le premier groupe de portées ; une exposition ultérieure a produit une stérilité complète ou presque complète, dose-dépendante, qui a été jugée en grande partie irréversible.

 

La baisse de la fertilité masculine et la baisse de la fertilité féminine sont associées et vraisemblablement causées par le stress oxydatif dans les organes reproducteurs masculins et féminins. L'avortement spontané est souvent causé par des mutations chromosomiques, de sorte que les mutations de la lignée germinale peuvent avoir un rôle causal. Une baisse de la libido peut être causée par une baisse des niveaux d'œstrogène, de progestérone et de testostérone.


Augmentation des niveaux de calcium intracellulaire ([Ca2 +]i)

 

Produite par l'activité excessive des canaux calciques voltage-dépendants ; la surcharge en calcium secondaire est produite par l'activation par stress oxydant de TRPV1, TRPM2 et éventuellement de certains autres récepteurs du TRP, ouvrant le canal calcique de ces récepteurs.

 

Augmentation du calcium intracellulaire : le calcium intracellulaire est maintenu à des niveaux très bas (généralement environ 2 x 10-9 M), à l'exception de brèves augmentations utilisées pour produire des réponses régulatrices, de sorte qu'une élévation continue des taux de calcium intracellulaire produit de nombreuses réponses pathophysiologiques (qui causent des maladies).


Causes de cancer

Le cancer du cerveau, le cancer des glandes salivaires, les neurinomes acoustiques et deux autres types de cancers augmentent avec l'utilisation du téléphone cellulaire. Les personnes vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ont vu augmenter leurs taux de cancers. D'autres types de champs électromagnétiques sont impliqués.

 

Chez les radioamateurs utilisant les ondes courtes, les personnes exposées au radar, il a été constaté pour tous une augmentation de l'incidence des cancers. Peut-être l’élément le plus révélateur, c’est que les utilisateurs de téléphones cellulaires à long terme ont la plus forte incidence de cancer du cerveau et ont principalement une augmentation du cancer sur le côté ipsilatéral de la tête (le côté où ils utilisent leur téléphone cellulaire), par opposition au côté controlatéral.

 

Les "effets en aval" de la cible principale des champs électromagnétiques dans les cellules de notre corps peuvent provoquer le cancer de 15 manières différentes, notamment en augmentant le nombre de cancers initiés, promus et progressifs. Les effets de progression incluent à la fois l'invasion tissulaire et les métastases. Chacun de ces effets étiologiques du cancer est provoqué par des mécanismes produits par les effets en aval du principal mécanisme de champs électromagnétiques non thermique.


Induction de la protéine de choc thermique (HSP)

Il existe une littérature abondante montrant qu'un excès de [Ca2 +]i induit de très fortes augmentations des protéines de choc thermique. On pense que cela est produit par des modifications complexes de la signalisation calcique impliquant le réticulum endoplasmique, les mitochondries et le cytosol, ainsi que par un excès de [Ca2 +]i produisant un repliement croissant des protéines [21-23].

 

Il convient de noter que le calcium est essentiel au repliement correct des protéines dans le réticulum endoplasmique, de sorte que seulement un excès de calcium entraîne un repliement incorrect et un stress consécutif du réticulum endoplasmique.


Effets cardiaques

Quels sont les effets cardiaques brièvement exposés ci-dessus, qui sont produits par des expositions à des champs électromagnétiques à hyperfréquences non thermiques ?

 

Les effets incluent la tachycardie (battement de cœur rapide) où certaines personnes présentant une électro-hypersensibilité (EHS) apparent lors d’exposition aveugle au rayonnement d'un téléphone sans fil ont une tachycardie instantanée, effet qui est également essentiellement réversible à la cessation de l'exposition.

 

Donc, la tachycardie peut être une réponse presque instantanée aux champs électromagnétiques et est parfois également associée à une arythmie. Des expositions prolongées produisent à la fois des arythmies et une bradycardie (battements cardiaques lents). Des effets similaires sur les champs électromagnétiques ont été observés lors d'études chez l'animal, les plus anciennes remontant à la fin des années 1960.

 

Certaines des premières études sur les effets cardiaques à long terme des champs électromagnétiques sont énumérées dans le tableau ci-dessous. Elles montrent que de telles expositions chroniques produisent une bradycardie et parfois une arythmie. Les premières études soviétiques ont rapporté des résultats similaires à ceux trouvés dans les études occidentales.

Effets cardiaques de l’exposition chronique aux champs électromagnétiques non-thermiques

Les arythmies, surtout lorsqu'elles sont accompagnées d'une bradycardie, sont souvent associées à une mort subite cardiaque. Nous avons une épidémie de jeunes athlètes apparemment en bonne santé qui meurent au milieu d'une compétition sportive de « mort cardiaque subite apparente », qui pourrait donc être probablement causée par une exposition aux champs électromagnétiques.

 

Certaines de ces personnes ont été sauvées et ont par la suite souffert de bradycardie et d'arythmie. Un autre type d’effet cardiaque est que, lorsque des personnes apparemment électro-hypersensibles sont exposées au rayonnement Wi-Fi, à un téléphone portable, à une antenne-relais de téléphonie mobile ou à un compteur intelligent, elles souffrent de palpitations cardiaques.

 

Chacun de ces quatre types d’effets cardiaques, la tachycardie, les arythmies, la bradycardie et les palpitations cardiaques impliquent des aberrations dans le contrôle électrique du rythme cardiaque.

 

 

Comment peuvent-ils être produits ?

 

Le rythme cardiaque est contrôlé par les cellules du stimulateur cardiaque dans ce qu'on appelle le nœud sino-auriculaire du cœur. Il a été démontré que ces cellules de pacemaker avaient des densités très élevées de canaux calciques voltage-dépendants de type T, ce qui les rendait particulièrement sensibles aux effets directs des champs électromagnétiques (rappelons que les champs électromagnétiques agissent via l’activation des canaux calciques voltage-dépendants). Les canaux calciques voltage-dépendants de type T et de type L jouent un rôle essentiel dans le contrôle du rythme cardiaque.

 

Les expositions aux champs électromagnétiques, agissant directement sur les cellules du stimulateur cardiaque, peuvent produire des tachycardies. En outre, des mutations génétiques dans un gène canaux calciques voltage-dépendants qui produisent une activité accrue du canaux calciques voltage-dépendants peuvent produire à la fois une tachycardie et une arythmie chez les jeunes bébés porteurs de ces mutations ; ces jeunes enfants meurent de mort subite d’origine cardiaque en bas âge.

 

Comment pouvons-nous contracter une bradycardie ?

 

La bradycardie se produit lorsque les champs électromagnétiques ont un impact chronique sur le nœud sino-auriculaire, de sorte que le dysfonctionnement impliqué dans l'insuffisance cardiaque, qui est très complexe, produit un dysfonctionnement des cellules du stimulateur cardiaque, entrainant une bradycardie.

 

Pour cette raison, la bradycardie et les arythmies chroniques produites par les champs électromagnétiques sont probablement dues à des modifications analogues à une insuffisance cardiaque qui affectent particulièrement le nœud sino-auriculaire du cœur, y compris le remodelage tissulaire observé dans l'insuffisance cardiaque.

 

Ce modèle a été confirmé par les conclusions de Liu et al., qui ont découvert que les champs électromagnétiques hyperfréquences pulsés produisaient un remodelage tissulaire qui affectait spécifiquement le nœud sino-auriculaire du cœur avec des modifications de remodelage similaires à celles observées dans l'insuffisance cardiaque.

 

L'insuffisance cardiaque se développe de manière cumulative et, selon la médecine actuelle au moins, est un processus irréversible impliquant un remodelage tissulaire et un grand nombre d'autres modifications biochimiques et physiologiques. Il semble donc probable que les effets des champs électromagnétiques sur le cœur soient cumulatifs et irréversibles.


Alzheimer et démences

Les démences et autres types de décès neurologiques ont vu des augmentations récentes, rapides et inexpliquées.

 

Le parallèle entre ces augmentations et les augmentations d'exposition au téléphone cellulaire et à d'autres expositions aux champs électromagnétiques suggère que de telles expositions peuvent entraîner une augmentation de la démence.

 

Des rapports indiquent que des personnes de 30 ans environ développent la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences très précoces, et que même des personnes plus jeunes développeraient des démences numériques, des démences provoquées par un usage intensif des appareils numériques.

 

L'une des questions soulevées ici est de savoir si les démences numériques sont causées, du moins en partie, par les expositions aux champs électromagnétiques générées par ces appareils numériques et par les champs Wi-Fi impliqués dans leur utilisation, plutôt que par des facteurs tels que le temps passé devant un écran (comme on le suppose souvent).

 

Pour rappel, les champs électromagnétiques d’hyperfréquences et de basse fréquence agissent via l'activation des canaux calciques voltage-dépendants, entraînant une augmentation du calcium intracellulaire ([Ca2 +]i) et des effets en aval, notamment une signalisation accrue de Ca2 +, NO, superoxyde, peroxynitrite, radicaux libres, stress oxydatif, NF-kappaB et dysfonctionnement mitochondrial.

 

Il a été démontré que chacun de ces effets en aval joue un rôle important dans la maladie d’Alzheimer et d’autres maladies neurodégénératives.

 

Celles-ci suggèrent toutes des mécanismes d’action plausibles pour les champs électromagnétiques responsables de la maladie d’Alzheimer. De plus, la protéine bêta-amyloïde (Aβ), qui joue un rôle spécifique dans la maladie d'Alzheimer, est produite en quantités croissantes par une concentration élevée de [Ca2 +]i.

 

De petits agrégats de protéine bêta-amyloïde forment des canaux Ca2 + dans la membrane plasmique et ces agrégats entraînent également une montée du [Ca2 +] i. via une augmentation de l'activité des canaux calciques voltage-dépendants et des récepteurs de la ryanodine (RYRr), suggérant un cercle vicieux entre la protéine bêta-amyloïde et [Ca2 +]i dans la maladie d'Alzheimer.

 

Cela montre que les niveaux accrus de calcium intracellulaire, produits par les champs électromagnétiques, augmentent la protéine bêta-amyloïde et que celle-ci augmente le calcium intracellulaire, ce qui pourrait être le mécanisme central de la maladie d’Alzheimer.

 

Quatre études sur des rongeurs confirment le rôle des champs électromagnétiques dans la maladie d’Alzheimer. Une série de courtes impulsions de champs électromagnétiques chez des jeunes rats a produit les effets suivants chez l’équivalent des rats d’âge moyen :

 

  1. Élévation cérébrale de protéine bêta-amyloïde et du stress oxydatif
  2.  
  3. Cognition et mémoire abaissées

 

Les expositions à 900 MHz produisent un stress oxydatif, une augmentation de protéine bêta-amyloïde et une diminution de la valeur de miR-107, qui se retrouvent toutes dans les cerveaux atteints de la maladie d’Alzheimer.

 

De nombreuses études animales ont montré que le [Ca2 +]i par le biais des canaux calciques voltage-dépendants et des récepteurs de la ryanodine pouvait jouer un rôle dans la maladie d’Alzheimer chez des modèles de rongeurs ; ceux-ci comprennent des études avec bloqueurs des canaux calciques et des études de souris transgéniques avec différentes expressions de canaux calciques voltage-dépendants et récepteurs de la ryanodine.

 

Les expositions aux champs électromagnétiques de très basses fréquences peuvent toutefois produire des réponses protectrices ; cela n’est pas surprenant, car on pense que le traitement par champs électromagnétiques agirait via la signalisation du oxyde nitrique et la protéine kinase G et que cette voie protégerait de la maladie d’Alzheimer.

 

Les études épidémiologiques ont montré que l’exposition de champs électromagnétiques 50/60 Hz, agissant également via l’activation du canaux calciques voltage-dépendants, peut entraîner une incidence élevée de la maladie d’Alzheimer.

 

Fait intéressant, un article paru en 1997 dans « Microwave News », traitant de deux découvertes épidémiologiques de ce type sur les champs électromagnétiques et la maladie d’Alzheimer chez l’homme, a révélé que les expositions aux champs électromagnétiques artificiels dans l’environnement du travail, entraînaient une multiplication par quatre de la maladie d’Alzheimer.

 

Ce même article suggérait un mécanisme similaire à celui suggéré ici, à savoir qu'une augmentation de [Ca2 +]i à la suite d'une exposition aux champs électromagnétiques entraîne une augmentation de la protéine bêta-amyloïde. En conclusion, de nombreuses études confirment l’avis selon lequel les expositions aux hyperfréquences de faible intensité agissant via l’activation du canaux calciques voltage-dépendants et [Ca2 +]i peuvent produire des augmentations de protéine bêta-amyloïde et d'autres facteurs étiologiques de la maladie d'Alzheimer chez l'homme et chez l'animal et il a été démontré que les champs électromagnétiques produisaient les effets de la maladie d'Alzheimer chez le rat.

 

Ces divers résultats concernant les champs électromagnétiques et la maladie d'Alzheimer, l'apparition de plus en plus précoce des démences et la survenue de démences numériques, tout suggère que nous pourrions avoir un autre très haut niveau de menace causé par les expositions aux champs électromagnétiques, pouvant impliquer des effets cumulatifs des champs électromagnétiques et conduisant à des lésions cérébrales graves et irréversibles.


Effets thérapeutiques non thermiques

De tels champs électromagnétiques, lorsqu'ils sont concentrés sur une région spécifique du corps présentant un dysfonctionnement et lorsqu'ils sont utilisés à des intensités spécifiques, peuvent avoir des effets thérapeutiques. La stimulation de la croissance osseuse par les champs électromagnétiques était utilisée à des fins thérapeutiques par exemple. Il existe environ 4000 articles sur divers effets thérapeutiques.


Effets cumulatifs et irréversibles des champs de faible intensité

 

Les effets de ces champs électromagnétiques de faible intensité produisant des effets biologiques sont-elles cumulatives et sont-elles réversibles ?
 

Trois des études sur l’environnement du travail des années 1970 examinées dans l’étude Raines, de la NASA (National Aeronautics and Space Administration), ont montré que les effets des champs électromagnétiques ont considérablement augmenté avec l’augmentation du temps d’exposition à un type et à une intensité particulière. Bien que ces trois études montrent chacune des effets cumulatifs, elles ne fournissent aucune donnée sur l’irréversibilité possible de ces effets neurologiques / neuropsychiatriques. Cependant, la plus grande étude sur ces expositions en milieu professionnel (Hecht) fournit des preuves substantielles de la nature cumulative et de l’irréversibilité de ces effets neurologiques / neuropsychiatriques.

 

Hecht a passé en revue 60 études différentes sur les expositions en milieu professionnel réalisées entre 1960 et 1990 en Union soviétique et en Allemagne de l'Est. Il s’agissait d’études d’exposition portant sur plus de 3 500 personnes exposées à des champs électromagnétiques à hyperfréquences à une intensité inférieure à 1 / 1000ème de nos consignes de sécurité. Ces études ont montré que ces champs électromagnétiques produisaient des effets neuropsychiatriques ainsi que sur les effets cardiaques.

 

Les différents effets deviennent des menaces existentielles lorsque l’on considère que plusieurs de ces effets sont à la fois cumulatifs et finalement irréversibles. Il existe des preuves substantielles du caractère cumulatif et de l'irréversibilité éventuelle des effets neurologiques / neuropsychiatriques, des effets sur la reproduction, des effets sur l'ADN mutationnel, des effets cardiaques, de certains effets hormonaux (chapitre 3) ; toute autre cause de TDAH et d’autisme peut ajouter des préoccupations supplémentaires (ici, le caractère cumulatif est probablement limité à la période périnatale).

 

Lorsque nous savons que le nombre de spermatozoïdes a chuté de plus de 50% dans les pays du monde à la pointe de la technologie, il est difficile d’éviter de conclure que la vaste majorité de la population de ces pays est déjà touchée de manière substantielle. La même conclusion peut être faite sur la base de l’ampleur importante des effets neuropsychiatriques dans ces pays. Ces effets s'aggraveront beaucoup même sans augmentation des expositions actuelles, en raison de la nature cumulative et de l'irréversibilité de ces effets.

 

Les études de Magras et Xenos chez la souris, montrent que des expositions aux rayonnements radiofréquences de loin inférieures à nos consignes de sécurité produisent des baisses immédiates de la reproduction des souris dans la première portée.

 

D’autres expositions du même niveau de champs électromagnétiques ont provoqué un crash de la reproduction pratiquement à zéro, un crash qui semblait essentiellement irréversible. 

 

L'accumulation de mutations produites par des dommages à l'ADN cellulaire sera probablement cumulative et irréversible, car il est très peu probable que des mutations ultérieures inversent des mutations antérieures. On estime que tout ce dont nous avons besoin est une augmentation de la mutation de la lignée germinale de 2½ à 3 fois, pour arriver au fil du temps, à l’extinction par les très hauts niveaux de mutations de chaque nouveau-né.

 

Hecht rapporte que des expositions à ces très faibles intensités pour une durée allant jusqu'à trois ans ont entraîné une augmentation de l'activité du système nerveux sympathique, apparemment en réponse au stress des champs électromagnétiques, à la suite de la séquence de stress classique décrite par Hans Selye en 1953.

 

Aucun autre effet n'a été observé pendant cette même période de 3 ans environ. Cependant, une exposition plus longue a eu des effets neurologiques / neuropsychiatriques et cardiaques observables, ainsi que d'autres effets initialement mineurs.

 

Les expositions de 3 à 5 ans ont généralement produit des effets qui pourraient être largement inversés après 2 à 3 ans dans un environnement sans émission de champs électromagnétiques. Hecht déclare que « si un dépistage précoce est efficace, un traitement efficace est possible ». Toutefois, une exposition de plus de 4 à 5 ans a eu des effets plus graves qui ne se sont pas inversés lorsque les personnes ont ensuite été placées dans un environnement sans émission de champs électromagnétiques.

 

Ces effets, ainsi que d’autres, ont continué à s’aggraver avec une exposition de 10 ans ou plus. Ce caractère cumulatif de telles expositions aux champs électromagnétiques a été noté dans deux revues précédentes citées par Hecht et al.

 

Ces études fournissent donc une très grande quantité de preuves à la fois de la nature cumulative de ces effets neuropsychiatriques et de l’apparente irréversibilité de ces effets à mesure qu’ils s’aggravent. Hecht note également que « le déclin de l'état de santé amplifie de plus en plus les effets des champs électromagnétiques ». Ce schéma de sensibilité apparemment croissante résultant d'une exposition antérieure est similaire à celui décrit dans la littérature occidentale sur l'hypersensibilité électromagnétique (EHS), ce que reconnaît Hecht.

 

Nous sommes déjà confrontés à quatre menaces existentielles liées à l’exposition aux champs électromagnétiques d’hyperfréquences, concernant la survie de toutes les sociétés technologiquement avancées de la planète :


  • Effets neurologiques / neuropsychiatriques cumulatifs et irréversibles.
  • Effets cumulatifs et irréversibles sur la reproduction.
  • Effets cardiaques cumulatifs et irréversibles entraînant une mort subite cardiaque.
  • Effets de l'ADN dans la lignée germinale, y compris les spermatozoïdes, entraînant des impacts majeurs sur notre pool de gènes et des fréquences de mutation élevées.

Pathologies neuro-fonctionnelles possibles

Incidences possibles des effets biologiques des champs électromagnétiques en relation avec les pathologies neuro-fonctionnelles


Le calcium

 

L’ion calcium est impliqué dans l’activité de nombreuses enzymes de l’organisme. Par conséquent, toute variation de son taux intracellulaire est susceptible d’induire des modifications dans l’activité des enzymes intracellulaires, notamment celles des protéines kinases impliquées dans la transduction des signaux.

 

Comme nous l’avons vu, dans les cellules hypophysaires de souris exposées aux rayonnements électromagnétiques d’un téléphone cellulaire, l’augmentation de la concentration intracellulaire de Ca++, contemporaine d’une sécrétion accrue de l’hormone corticotrope observée (Dr G.Dayanithi, Faculté de Montpellier, 2001), a pu modifier l’activité des enzymes impliquées dans la cascade de synthèse de cette hormone.

 

S’il y a accumulation intra-cellulaire de calcium, celle-ci est le fait d’un déplacement de ses charges ioniques, qui doivent donc être déficitaires dans d’autres parties de l’organisme. On peut supposer que ces variations de concentration intra et extra-cellulaires obligent l’organisme à mettre en œuvre des mécanismes de rétablissement des taux "normaux", induisant ainsi un stress cellulaire avec risque de perte d’équilibre lors d’exposition à long terme, ou rattrapage d’un nouvel équilibre sur un autre niveau de fonctionnement possiblement pathologique.

 

Des déplacements ioniques de Ca++ vont ainsi avoir pour conséquence le déplacement d’autres ions dont le métabolisme est interdépendant, en particulier déplacements inverses du Mg++, avec déplétion intracellulaire.

 

Au niveau du Système Nerveux Central (SNC) et du système neuro-musculaire, on sait que le Ca++ joue un rôle très important dans l’excitabilité neuro-musculaire, en particulier pour le système nerveux autonome. Ses perturbations, couplées à la baisse du magnésium intracellulaire, pourraient mener à des troubles du type spasmophilie avec tout un cortège de malaises et de dérèglements secondaires fonctionnels des organes ou grandes fonctions tels que le cœur, la circulation, la digestion, la respiration, la sensibilité à la douleur et à tout stimulus, constituant ainsi un facteur vraisemblablement impliqué dans les fibromyalgies et les syndromes de fatigue chronique. 


La corticostérone

 

Des modifications de libération hormonale (Professeur M. Bastide, Faculté de Montpellier, 1996/2000) peuvent aussi être la conséquence première de ces perturbations ioniques, avec variations anormales de l’ACTH (hormone corticotrope), des hormones cortico et minéralo-stéroïdes, de la calcitonine, de la PTH, de la mélatonine.

 

Les variations de ces hormones entraînent à leur tour des perturbations systémiques :

 

  1. Au niveau système nerveux et musculaire : instabilité psychique, irritabilité, tendance à la dépression, troubles de la concentration et de la mémorisation, insomnie, faiblesse musculaire, crampes, contractures.
  2.  
  3. Sur le système immunitaire : baisse des performances défensives contre les bactéries, virus, parasites, allergies (facilitation de dégranulation des cellules histamino-libératrices), tendance à l’entretien ou l’aggravation de maladies inflammatoires ou auto-immunes chez les sujets génétiquement prédisposés.
  4.  

Ces dérégulations viennent s’ajouter à celles générées par le stress psycho-social ou de nature physique, et vont entraîner des déplacements du magnésium par chélation et augmentation de son excrétion rénale, donc au final, une seconde cause de déplétion magnésique intra-cellulaire créant les cercles vicieux reliant déficit magnésique et stress. 


La mélatonine

 

Elle a des propriétés anti-radicalaires, anti-tumorales, inductrices du sommeil, et, à fortes doses, anti-épileptiques.

 

La baisse de mélatonine constatée dans de nombreuses études pourrait entraîner une diminution de l’activité des systèmes de recyclage des radicaux libres avec pour conséquence une accélération du stress oxydatif, vieillissement prématuré, accélération d’un processus tumoral déjà engagé.

 

Des troubles du sommeil sont aussi possibles, entraînant à leur tour une cascade de fatigue, fatigabilité pouvant mener à la dépression.

 

Une baisse importante de mélatonine pourrait aussi mener à une augmentation des crises épileptiques chez les sujets malades ou prédisposés.


L’oxyde nitrique

 

L’augmentation de l’oxyde nitrique exhalé (Dr.E. Stepanov/Dr V. Binhi, Académie des sciences de Russie, 2001, non publié) laisse supposer une possible élévation sanguine et locale au niveau de l’organe le plus exposé au téléphone portable pendant la communication : le cerveau.

 

Or l’oxyde nitrique est un messager ubiquitaire, comme le calcium. Ses propriétés sont vasodilatatrices, pro-radicalaires.

 

Une augmentation plasmatique ou localisée pourra être la source d’autres radicaux libres plus virulents entraînant des dégâts cellulaires, consommant la mélatonine périphérique et renforçant les effets de la baisse de la mélatonine, donc pro-tumoral, et accélérateur du vieillissement.

 

Localement, l’oxyde nitrique peut être neurotoxique.

 

Au niveau de l’oreille externe, la vasodilatation peut être source d’échauffement et de rougeur, et pour l’oreille interne de vertiges ou déséquilibres par modifications des flux sanguins dans les organes de l’équilibration.


La réponse immunitaire

 

La dépression immunitaire chez les jeunes poulets exposés à des écrans (Pr. M. Bastide, Faculté de Montpellier, 1997, 2001) doit faire réfléchir sur la possibilité d’infections chroniques ou récidivantes, bénignes comme le "rhume de cerveau", ou plus graves comme facteur aggravant de la fragilité des porteurs de VIH ou d’autres virus à évolution lente (implication possible dans les fatigues chroniques). 


La neurogenèse

 

La diminution de la neurogenèse des cellules de l’hippocampe (Dr. G. Alonso, Faculté de Montpellier, 2001, non publié) pourrait être à l’origine de troubles de mémoire, car cette structure est impliquée dans les mécanismes de mémorisation à court terme et d’apprentissage. Un problème de renouvellement de ses cellules pourrait entraîner des troubles de ces fonctions. 


Les noyaux cellulaires

 

La multiplication de micro-noyaux observée dans les cellules immunitaires (lymphocytes – macrophages) sont le signe d’un dysfonctionnement des cellules concernées aboutissant à leur mort et destruction ou à leur développement anarchique impliquant alors une augmentation des risques de cancer. 


La mortalité embryonnaire

 

La constatation d’une augmentation très importante de la mortalité embryonnaire chez le poulet (Pr. M. Bastide 1996/1998, Faculté de Montpellier - Pr. Y Grigoriev, Académie des Sciences de Moscou, 2001), peut faire envisager la possibilité d’avortements spontanés précoces, dont l’augmentation de fréquence a déjà été débattue avec le travail sur écran.  


Les atteintes de la cornée

 

Les ulcérations de la cornée constatées (Pr. M.Miyata, Université de Tokyo, 1999) peuvent conduire à des kératites ou kérato-conjonctivites, surtout si les mécanismes de réparation, qui sont sous la dépendance d’échanges d’information nerveuse et d’échanges ioniques, sont perturbés. 


Les symptômes de stress chronique

 

Les symptômes mis en évidence dans les enquêtes cliniques du Professeur Clements-Croome (University of Reading, Royaume-Uni) vont dans le sens des hypothèses pathogénétiques évoquées plus haut. Chez des utilisateurs de VDU (Video Display Unit, écran) ou de téléphones portables (900 personnes), ces symptômes ont été quantifiés grâce à une échelle d’évaluation du stress environnemental dans plusieurs tests comparatifs ou seul le facteur électromagnétique variait.

 

Liés au rayonnement des VDU (écrans d’ordinateur, écrans de téléviseurs), on a constaté une augmentation :

 

  1. Des irritations oculaires
  2. Des inflammations de l’arbre respiratoire et de la sphère ORL
  3. De la fatigue
  4. Des troubles de l’humeur, du sommeil
  5. Des troubles de la mémoire
  6. Des maux de tête
  7. Des douleurs articulaires

 

L’ensemble de ces symptômes est compatible avec la liste de perturbations pouvant survenir à la suite des effets biologiques déclenchés par l’exposition aux champs électromagnétiques sur les paramètres énumérés précédemment.

 

En effet, induire un effet biologique dans un organisme vivant par son exposition à un champs électromagnétiques, c’est obliger cet organisme, ou certaines de ses cellules, à compenser cet effet, à rétablir son équilibre antérieur par un effort d’adaptation, avec dépense d’énergie, ce qui constitue une contrainte imposée aux cellules de l’organisme, donc un stress d’origine électromagnétique.


Les mécanismes d’action des champs électromagnétiques sur le vivant

L'étude du Pr. Pall a montré que dans 24 études différentes les effets des champs électromagnétiques de faible intensité, qu'ils soient d'hyperfréquences ou de basse fréquence pourraient être bloqués par les bloqueurs des canaux calciques, une sorte de médicament spécifique pour bloquer les canaux calciques voltage-dépendants (CCVD).

 

Dans les études où plusieurs effets ont été étudiés, tous les effets étudiés ont été bloqués ou considérablement atténués par les bloqueurs des canaux calciques. Ces études montrent que les champs électromagnétiques produisent divers effets non thermiques via l'activation du canaux calciques voltage-dépendants dans de nombreuses cellules humaines et animales et même dans des cellules végétales où certains canaux calciques similaires sont impliqués.

 

En outre, de nombreux effets différents démontrés dans des études répétées d'exposition aux champs électromagnétiques, y compris les effets discutés ci-dessus, peuvent chacun être produits par des effets en aval de l'activation du canaux calciques voltage-dépendants, via une augmentation du calcium intracellulaire ([Ca2 +]i).

 

Il est important d’examiner pourquoi les canaux calciques voltage-dépendants sont si sensibles à l'activation par ces champs électromagnétiques de faible intensité. Chacun des canaux calciques voltage-dépendants possède un capteur de tension composé de 4 hélices alpha, chacune désignée comme une hélice S4, dans la membrane plasmique. Chacune de ces hélices S4 comporte 5 charges positives, pour un total de 20 charges positives constituant le capteur de tension canaux calciques voltage-dépendants. Chacune de ces charges se situe dans la partie bicouche lipidique de la membrane plasmique. Les forces électriques exercées sur le capteur de tension sont extraordinairement élevées pour trois raisons distinctes :


  • Les 20 charges sur le capteur de tension rendent les forces sur le capteur de tension 20 fois supérieures aux forces exercées sur une seule charge.
  • Parce que ces charges se trouvent dans la section bicouche lipidique de la membrane où la constante diélectrique est d'environ 1 / 120e de la constante diélectrique des parties aqueuses de la cellule, la loi de la physique appelée loi de Coulomb, prédit que les forces seront environ 120 fois plus élevées que les forces sur les charges dans les parties aqueuses de la cellule.
  • Parce que la membrane plasmique a une résistance électrique élevée alors que les parties aqueuses de la cellule sont hautement conductrices, on estime que le gradient électrique à travers la membrane plasmatique est concentré environ 3000 fois.

La combinaison de ces facteurs signifie qu’en comparant les forces sur le capteur de tension avec les forces sur les groupes chargés individuellement dans les parties aqueuses de la cellule, on en déduit que les forces sur le capteur de tension sont d’environ 20 x 120 x 3000 = 7,2 millions de fois plus élevées.

 

Chacun de ces effets est produit via le mécanisme d’action principal des champs électromagnétiques micro-ondes / basse fréquence, l’activation des canaux calciques voltage-dépendants. Chacun d'entre eux est produit via ce que l'on appelle des effets en aval de l'activation des canaux calciques voltage-dépendants.

 

L'extraordinaire sensibilité du capteur de tension canaux calciques voltage-dépendants aux forces des champs électromagnétiques nous indiquent que les consignes de sécurité en vigueur nous permettent d'être exposés à des niveaux de champs électromagnétiques environ 7,2 millions de fois trop élevés.

 

En résumé, nous avons la preuve que huit canaux ioniques différents sont activés par l’exposition à des champs électromagnétiques, quatre classes de canaux calciques voltage-dépendants, une classe de sodium voltage-dépendant, des canaux de potassium et de chlore ainsi qu’une classe de canaux de plantes, chacun de ces canaux ayant un capteur de tension similaire régulant son ouverture.

 

On peut combiner ces observations avec les découvertes importantes de la physique, à savoir que les forces électriques exercées sur le capteur de tension sont incroyablement fortes, environ 7,2 millions de fois plus fortes que les forces exercées sur les groupes à charge unique dans les phases aqueuses de la cellule. Le capteur de tension est la cible directe prédominante des champs électromagnétiques.

 

L'étude la plus importante sur ce sujet a été publiée par Tekieh et al. Il en ressort que les champs électromagnétiques dans le spectre des micro-ondes activent directement les canaux calciques voltage-dépendants dans des membranes isolées. Diverses fréquences micro-ondes ont été utilisées dans ces études et chacune d’elles a entraîné l’activation du canaux calciques voltage-dépendants dans un système totalement dépourvu de cellules. Cette étude montre que l'activation des canaux calciques voltage-dépendants par les champs électromagnétiques est directe et n'est pas due à un effet de régulation indirect.

 

Comment alors la sensibilité estimée du capteur de tension, se compare-t-elle aux estimations précédentes des niveaux d'exposition aux champs électromagnétiques nécessaires pour produire des effets biologiques ?
 

Les directives de sécurité de l'ICNIRP 2009 ont autorisé une exposition de 2 à 10 W / m2, selon la fréquence. En revanche, le groupe de travail "Bioinitiative" 2007 a préconisé un seuil maximal de précaution de 3 à 6 µW / m2, soit environ un facteur de sécurité de 10.

 

Si l’on applique un facteur de sécurité plus communément utilisé, 50 à 100, alors la sensibilité de 7,2 millions de fois celle du capteur de tension, prédite par la physique, se situe dans la zone des calculs du groupe de travail Bioinitiative 2007. Encore une fois, on peut affirmer que la physique et la biologie vont dans la même direction, dans ce cas, vers la même gamme approximative de sensibilité.

 

L’industrie des télécommunications affirme qu’il ne peut y avoir de mécanisme d’action des champs électromagnétiques non thermiques pour produire des effets biologiques ; que ces champs électromagnétiques sont trop faibles pour faire quoi que ce soit et que seuls les effets thermiques sont documentés. Il semble donc essentiel de s'attarder sur ce concerne le mécanisme d'action principal des effets non thermiques.


Les mécanismes par lesquels divers effets peuvent être générés par l’activation des canaux calciques voltage-dépendants

L’augmentation du calcium [Ca2 +]i intracellulaire peut augmenter la synthèse de l’oxyde nitrique (NO), en stimulant la voie de signalisation oxyde nitrique pour produire des effets thérapeutiques. L’oxyde nitrique peut également se lier aux cytochromes et inhiber leur activité. L’oxyde nitrique en liaison avec l'oxydase terminale dans la mitochondrie inhibe le métabolisme de l'énergie et diminue donc l'ATP. L’oxyde nitrique se liant aux cytochromes P450, réduit la synthèse des hormones stéroïdes, y compris les œstrogènes, la progestérone et la testostérone. L'abaissement du P450 réduit également la détoxification et l'activité de la vitamine D. La plupart des effets physiopathologiques sont produits par la voie peroxynitrite / radical libre / stress oxydatif, ainsi que par la voie de signalisation excessive du calcium.

 

Pour rappel, plusieurs autres effets de ce type, notamment la cause de cataractes par les champs électromagnétiques, la rupture de la barrière hémato-encéphalique, la diminution de la mélatonine nocturne, ou encore 15 causalités du cancer peuvent être produits par l'activation des canaux calciques voltage-dépendants. Le mécanisme principal des effets thérapeutiques a également été montré qu'il était généré via de tels effets en aval des canaux calciques voltage-dépendants.

 

En résumé, de nombreux chercheurs ont identifié des effets établis de l'exposition aux champs électromagnétiques. Principales cibles directes de l’exposition aux champs électromagnétiques non thermiques, les canaux calciques voltage-dépendants sont activées par une exposition aux champs électromagnétiques agissant sur le capteur de tension canaux calciques voltage-dépendants. Et enfin, nous avons identifié comment une grande variété de ces effets peuvent être générés via des effets en aval produits par une telle activation des canaux calciques voltage-dépendants.

 

Les directives de sécurité actuelles sont basées uniquement sur les effets de température (thermique). Le chauffage est produit principalement par les forces exercées sur les groupes à charge unique dans les phases aqueuses de la cellule, mais les forces exercées sur le capteur de tension sont environ 7,2 millions de fois plus élevées. Par conséquent, nos directives de sécurité actuelles nous permettent d’être exposés à des champs électromagnétiques environ 7,2 millions de fois trop puissants. Ce chiffre de 7,2 millions est quelque peu similaire à l'estimation donnée par le rapport Bioinitiative et par les biologistes de l’écoconstruction. 

 

Il y a une diaphonie entre la signalisation calcique et la signalisation des dérivés réactifs de l’oxygène d’après les études de Yan et al. en 2006.

 

Le calcium est essentiel à la formation des dérivés réactifs de l’oxygène. L’augmentation de la concentration calcique intracellulaire ([Ca2+]i) est à l’origine de l'activation de certaines enzymes génératrices de dérivés réactifs de l’oxygène (DRO ou ROS) : NADPH-oxydase, peroxysomes, cytochrome P450, xanthine oxydase, cyclooxygénase et lipoxygénase et de la formation de radicaux libres au niveau de la chaine respiratoire mitochondriale.

 

L’un des rôles majeurs du calcium mitochondriale est la modulation de l’activité de différentes enzymes importantes pour le fonctionnement de cet organite où il stimule par exemple le cycle de Krebs et régule des composants directs du système de phosphorylation oxydative, tels que les complexes de transfert d’électron, par conséquent, en augmentant l’activité respiratoire et de ce fait la consommation d’oxygène, le Ca2 + pourrait accroitre la génération des dérivés réactifs de l’oxygène conduisant au déclenchement d’un stress oxydatif.

 

D’un autre côté, l’augmentation de la [Ca2+]i peut être stimulée par les dérivés réactifs de l’oxygène, qui vont entrainer un influx calcique au niveau des cellules. Dans des conditions physiopathologiques, le stress oxydant va accroitre les flux cellulaires de calcium perturbant le métabolisme normal et causant une dépolarisation membranaire des mitochondries, une libération du cytochrome c, une peroxydation lipidique, une dénaturation des protéines, ainsi que des dommages au niveau de l’ADN, aboutissant au final à la mort cellulaire. 

 

Le peroxyde d’hydrogène, par exemple, augmente le courant entrant de calcium dans les cellules granulaires dentés en accélérant le processus d’ouverture des canaux calciques voltage-dépendants. Cette augmentation est inhibée par le Glutathion et par la Nifedipine, un inhibiteur des canaux calcique voltage dépendant de type L, laissant suggérer que le stress oxydant induit par le peroxyde d’hydrogène module l’entrée des ions Ca2+ par la régulation de l’activité des canaux calciques voltage-dépendants de type L(Akaishi et al.,2004).

 

Il en est de même pour les travaux de Feng et al., (2013) qui ont aussi conclu que le H2O2 module l’augmentation du [Ca2+]i par le biais des canaux calciques voltage-dépendants.

 

D’autres études ont également montré le pouvoir modulateur des dérivés réactifs de l’oxygène sur l’ouverture des canaux calciques voltage-dépendants.

 

Ainsi une exposition prolongée des neurones à un produit de la peroxydation lipidique, le 4-hydroxy-2,3-nonenal, est à l’origine de la mort cellulaire. Cette toxicité peut être atténuée par le glutathion et les antagonistes calciques (Nimodipine et Nifedipine) (Akaishi et al.,2004 b / Lu et al., 2002).