Logo CEM Vivant

Chargement...

Accéder au contenu

Désaccords scientifiques et failles des normes


Désaccords scientifiques et failles des normes

 

Dans le foisonnement des parutions scientifiques contradictoires, les opérateurs de téléphonie s’empressent d’ajouter que les études doivent continuer et qu’actuellement rien ne prouve que des effets délétères pour l’organisme humain existent.

 

  • Faudra-t-il alors attendre aussi longtemps que pour l’amiante, le tabac, le sang contaminé… ?

 

Depuis quelques années sont apparues des organisations de lutte contre la prolifération de cette pollution (Next-up, Cri-rem, Priartem, Robin des toits…) qui font un travail de compilation et de diffusion des données scientifiques sur le sujet, qui militent pour la reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité électromagnétique (EHS) dont souffrent certaines personnes. Un des leurs objectifs est de faire revoir les normes d’émission des champs électromagnétiques à la baisse et de parvenir à l’instauration de « zones blanches », permettant à ces sujets de retrouver un certain équilibre.

 

Considérant le nombre important d’effets biologiques prouvés et reproduits dans de nombreuses expérimentations, il semble raisonnable d’inclure les champs électromagnétiques dans la catégorie des facteurs stressants d’origine physique, pouvant contribuer à déclencher et/ou pérenniser non seulement des pathologies neuro-fonctionnelles, mais aussi de très nombreuses pathologies organiques.

 

L'industrie et les gouvernements sont les seules parties prenantes au débat sur le développement de la 5G, tandis que les scientifiques spécialistes des champs électromagnétiques internationaux de renom qui ont documenté les effets biologiques sur les êtres humains, les mammifères, les insectes et les végétaux, ainsi que les effets alarmants sur la santé et l’environnement dans des milliers d’études publiées dans des revues dotées de comités de lecture ont été exclus.

 

Les normes officielles définissant les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques sont fondées sur une approche théorique, et non sur des expérimentations biologiques.


Les principales hypothèses de calcul sont les suivantes :

  1. « Les seuls effets sanitaires sont des effets thermiques à court terme » :

 

Les effets à moyen ou long terme ne sont pas pris en compte par la norme, ni les effets non thermiques.

  1. « Une conductivité homogène et isotrope du corps » :

 

Le cerveau pourra ainsi être modélisé par du sérum physiologique.

 

« En raison de leurs relations avec les compagnies de télécommunication ou d’électricité empêchent de parvenir à l’impartialité qui devrait régir l'établissement des normes d’exposition publique au rayonnement non ionisant ».

 

Le professeur émérite Martin L. Pall décrit de manière détaillée les conflits d’intérêt, et il dresse la liste des études importantes qui ont été exclues dans son examen de la littérature.

 

Les lignes directrices actuelles régissant la sécurité s'appuient sur l'hypothèse obsolète que le réchauffement est le seul effet préjudiciable des champs électromagnétiques. Mais comme Markov et Grigoriev l'ont affirmé, « Les normes actuelles ne prennent pas en compte la pollution réelle de l'environnement par le rayonnement non ionisant ».

 

Des centaines de scientifiques, ont prouvé que de nombreux types différents de maladies graves ou chroniques ou de lésions sont provoqués sans chaleur (« effet non thermique ») par des niveaux de rayonnement bien inférieurs à ceux prescrits par les lignes directrices internationales.

 

On a observé que parmi les effets à 0,02 picowatt (billionnième de watt) par centimètre carré ou moins, on retrouvait une structure génétique altérée dans E. coli et chez les rats, un EEG altéré chez les êtres humains, une stimulation de la croissance chez les plants de haricots, et une stimulation de l'ovulation chez les poules.

 

Pour assurer une protection contre les effets non thermiques, il faut prendre en compte la durée d'exposition. Or, la 5G expose tout le monde à beaucoup plus de transmissions simultanément et continuellement, jour et nuit sans interruption.

 

De nouvelles normes de sécurité s'imposent donc, lesquelles devraient être fondées sur l’exposition cumulative et, non seulement sur les niveaux de puissance cumulative, mais également sur la fréquence, la largeur de bande, la modulation, la forme d’onde, la largeur de l’impulsion et d’autres propriétés qui sont importantes sur le plan biologique, mais ce n’est actuellement pas le cas :

 

  1. - Effets thermiques ET athermiques
  2. - Insuffisances et détournement d’attention du DAS (débit d’absorption spécifique)
  3. - Des études financées par l’industrie
  4. - Non prise en compte par les organismes officiels de la plupart des études indépendantes 

Le DAS qu’est-ce que c’est ?

DAS signifie « Débit d'Absorption Spécifique », ou « Specific Absorption Rate » (SAR) en anglais. Le terme « TAS » est aussi utilisé, pour « Taux d'Absorption Spécifique ».

 

Le DAS réglemente et mesure le niveau d'intensité du rayonnement électromagnétique des téléphones mobiles. Plus précisément, il mesure une élévation de température sous l'effet de ce rayonnement. Le DAS ne concerne donc que les hautes fréquences, car les basses fréquences ne provoquent pas d'effets thermiques. Le DAS s'exprime en watt par kilogramme (W/kg).

 

En d'autres termes, le DAS permet de quantifier l'élévation de température des tissus, due à une absorption de l'énergie des champs électromagnétiques, et n'a donc aucune signification biologique.

 

  • Extrait du Cahiers de notes documentaires - Hygiène et sécurité du travail - N° 182, 1er trimestre 2001

 

« Dans les tissus biologiques, le débit d'absorption spécifique est proportionnel au carré de l'intensité du champ électrique interne. Le DAS moyen et la distribution du DAS peuvent être calculés ou estimés à partir de mesures faites en laboratoire.

 

La valeur du DAS dépend des facteurs suivants :

  1. Paramètres du champ incident, à savoir fréquence, intensité, polarisation, configuration source-objet (champ proche ou lointain) ;
  2.  
  3. Caractéristiques du corps exposé, à savoir taille, géométrie interne et externe, propriétés diélectriques des différents tissus ; effets du sol et des autres objets réfléchissants dans le champ proche du corps exposé. »

 

Source : ICNIRP (Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants)

 

 

L'instrumentation de mesure du DAS :
 

Elle est composée d'une sonde immergée dans un récipient de forme humaine couchée (bleu sur la photo) et contenant un liquide simulant les propriétés électriques des tissus biologiques.

Le DAS mesure uniquement l'élévation de la température du liquide pendant une exposition de 6 minutes.

 

 

Pourquoi le DAS n'est pas pertinent ?

 

Pour établir la mesure du DAS, l'homme est modélisé comme un fluide homogène et non vivant, dont la seule réaction possible serait l'élévation de température, par absorption d'énergie liée à l'exposition aux champs électromagnétiques.

 

"La modélisation du champ magnétique est fondée sur l'hypothèse d'une conductivité homogène et isotrope du corps et ne fait appel qu'à des modèles à boucle conductrice circulaire simple pour évaluer les courants induits dans différents organes et régions du corps, la tête par exemple, en utilisant l'équation (…) qui s'applique à un champ sinusoïdal pur " (ICNIRP, page 37)

 

En d'autres termes :

  1. Le caractère « vivant » du corps humain n'est pas pris en considération.
  2. Le spectre complet (du téléphone dans ce cas) n'est pas pris en compte : une seule fréquence est considérée, dans la gamme des micro-ondes.

 

La plupart du temps, la mesure du DAS s'applique soit à des cadavres d'animaux, soit à des équivalents synthétiques de tissus ou d'organes « fantômes » dont les propriétés physiques et chimiques sont assimilées à celles de tissus vivants. Le DAS ne pouvant se mesurer dans un cerveau humain en activité : la sonde s'immerge dans un récipient contenant un liquide simulant les propriétés électriques des tissus biologiques.

 

En fait un fantôme n'est que la réplique synthétique du volume d'une tête humaine remplie d'un liquide salin correspondant au sérum physiologique. Or, fantômes et cadavres sont des objets inertes, dénués de vie, et donc incapables de réponse biologique mesurable.

 

En conséquence le DAS n'est que la signature physique de la composante électrique des micro-ondes et à cet égard, n'a aucune signification biologique, dès lors que sa mesure n'est pas contemporaine de l'observation d'un effet biologique sur le vivant. Or, la mesure du DAS sur le vivant pose des problèmes techniques dont la solution est loin d'être évidente. On peut dès lors s'interroger sur la validité et de l'utilité du DAS tel qu'actuellement mesuré ou calculé, si ce n'est une simple indication de la quantité d'énergie déposée dans les tissus.

 

Le "fantôme" dans lequel une sonde mesure le niveau d'exposition aux radiofréquences.

 

De façon contradictoire, il semblerait même qu'à l'inverse de ce qui est communément admis et intuitif, le paramètre du DAS n'aille pas dans le bon sens. En réalité, il semblerait que plus le DAS est faible, plus la toxicité biologique augmente. Voir la vidéo de Marc Henry sur le sujet, à 1h15.

 

 

Ce qui peut s'expliquer de la façon suivante :

  1. La toxicité des ELF (extrêmement basses fréquences) est établie par l'OMS, qui les classe en catégorie 2B, cancérigène possible.
  2.  
  3. Le DAS ne quantifie que les hautes fréquences (au-delà des micro-ondes), les basses fréquences ne provoquant pas d'effet thermique. Un DAS faible objective qu'il y a peu de hautes fréquences, mais ne chiffre aucunement les basses fréquences, pourtant elles-aussi toxiques.

 

D'un point de vue biologique, les hautes fréquences (DAS fort) vont mettre les cellules en état de stress, et donc les cellules vont se mettre en "position de défense". C'est probablement ce qui déclenche un sentiment d'inconfort vis à vis des ondes électromagnétiques.

 

Si le DAS est faible, il y a un risque que les alarmes cellulaires ne se déclenchent pas, donc une fausse sensation de sécurité, alors que les effets toxiques sont bien réels. Ceci peut être comparé aux voitures électriques : elles sont parfaitement silencieuses, et vont moins vous inciter à la prudence.

 

Mais là aussi, seules des études biologiques peuvent aboutir à ce type de conclusion.


Comment les normes ont été définies ?

L'ICNIRP (Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants) a établi un :

 

Guide pour l'établissement de limites d'exposition aux champs électriques,

magnétiques et électromagnétiques 

 

(Cahiers de notes documentaires - Hygiène et sécurité du travail - N° 182, 1 er trimestre 2001), servant à définir les normes en vigueur.

 

En voici des extraits :

 

  • "ce guide n'est fondé que sur des effets immédiats sur la santé, tels que la stimulation des muscles ou des nerfs périphériques, les chocs et brûlures provoqués par le contact avec des objets conducteurs, ou encore l'élévation de température des tissus sous l'effet de l'absorption d'énergie liée à l'exposition aux champs électromagnétiques. En ce qui concerne d'éventuels effets à long terme, tels qu'une élévation du risque de cancer, l'ICNIRP a conclu que les données disponibles étaient insuffisantes pour servir de base à l'établissement de valeurs limites d'exposition ; des recherches épidémiologiques ont cependant apporté des éléments en faveur d'une association entre exposition (à des densités de flux magnétique très inférieures aux valeurs recommandées dans le présent guide, pour les champs de 50/60 Hz) et effets cancérogènes potentiels."  Page 21-22

 

En d'autres termes l'établissement des normes ne semblerait pas prendre en compte tous les risques potentiels.


Les faits

     

  • "étude cas-témoins sur la leucémie chez l'enfant, portant sur 129 cas et 328 témoins. L'évaluation de l'exposition comportait le mesurage du champ magnétique sur 24 heures dans la chambre de l'enfant, au domicile où l'enfant avait passé le plus de temps avant l'établissement du diagnostic. Un risque relatif plus élevé, de 3,2, a été observé pour des valeurs supérieures à 0,2 µT."  Page 25

 

Les risques de contracter une leucémie sont donc plus de 3 fois plus importants en moyenne, sachant que 0.2 µT, (microTesla, c'est à dire 2mG, milliGauss), est par exemple une valeur habituelle à 50 cm d'un écran d'ordinateur (à tube cathodique, norme MPR90 ou MPR II). La valeur seuil de 2 mG est courante voire dépassée dans la vie quotidienne.

 

  • "La gravité et la probabilité d'irréversibilité des effets sur les tissus s'amplifient en cas d'exposition chronique à des densités de courant induit qui dépassent un niveau de 10 -100 mA.m-2. Il semble donc judicieux de limiter l'exposition de l'homme à des champs qui n'induisent pas de densités de courant supérieures à 10 mA.m-2 au niveau de la tête, du cou et du tronc à des fréquences allant de quelques Hz à 1 kHz."  Page 27

 

L'effet immédiat seul est retenu.


La modélisation

  

  • "Si, pour simplifier, on suppose une conductivité homogène de 0,2 S.m -1, une densité de flux magnétique de 100 µT à 50 Hz génère à la périphérie du corps des densités de courant comprises entre 0,2 et 2 mA.m -2"  Page 37
  •  

Les 100 µT sont à comparer aux 0.2 µT qui multiplient par 3 le risque de leucémie chez l'enfant. L'homme est modélisé comme un fluide homogène et non vivant, dont la seule réaction possible serait l'élévation de température.

 

  • "Cette publication a pour principal objectif l'établissement d'un guide destiné à limiter l'exposition aux champs électromagnétiques à des niveaux assurant la protection des personnes contre les effets nocifs connus de ces champs."  Page 19
  •  

Les effets non encore reconnus, comme ce qui est appelé l'allergie électromagnétique, l'hypersensibilité électromagnétique, l'épilepsie de source électromagnétique (ou des effets non encore connus car à long terme, ou dont la relation de cause à effet n'est pas évidente) ne sont pas pris en compte.

 

  • "Selon la fréquence du champ, les grandeurs physiques utilisées pour spécifier ces valeurs limites sont :
  •  
  1. A densité de courant (J),
  2. Le débit d'absorption spécifique (DAS),
  3. La densité de puissance (S)."  Page 20

 

Seules les grandeurs permettant de mesurer les effets thermiques sont prises en considération.

 

  • "Le respect du présent guide ne permet pas ipso facto d'éviter toute perturbation des dispositifs médicaux tels que prothèses métalliques, stimulateurs ou défibrillateurs cardiaques, implants cochléaires. Les stimulateurs cardiaques peuvent être perturbés par des champs n'atteignant pas les niveaux de référence. La prévention de ces problèmes n'entre pas dans le domaine d'application du présent guide mais est traitée dans d'autres documents [UNEP/WHO/IRPA, 1993]."  Page 20
  •  

Un champ qui influe sur des dispositifs médicaux peut-il être sans conséquence nocive sur un organisme vivant ?

 

  • "L'exposition à des champs électromagnétiques de fréquence variable dans le temps génère des courants à l'intérieur du corps, ainsi qu'une absorption d'énergie dans les tissus ;"  Page 21

 

  • "nombre d'observations faites in vitro n'ont pas pu être mises en évidence in vivo. Les résultats d'études menées exclusivement in vitro n'ont donc pas été considérés comme une base suffisante pour l'évaluation des effets éventuels des champs électromagnétiques sur la santé."  Page 22

 

 

Définitions Le petit Larousse 2024 :
 

In vitro : "Se dit des réactions chimiques, physiques, immunologiques ou de toutes les expériences et recherches pratiquées au laboratoire, en dehors d'un organisme vivant. (On réalise in vitro des cultures de tissus, la synthèse d'hormones, etc.)" - donc réalisé en milieu artificiel, dans des éprouvettes par exemple

 

In vivo : "Se dit des réactions chimiques, physiques ou des interventions pratiquées sur l'être vivant, soit à titre d'expérimentation ou de recherche, soit dans un dessein diagnostique ou thérapeutique. (Une intradermoréaction à la tuberculine est un test réalisé in vivo.)"

 

 

Les études du Centre International de Recherche Tecnolab in vivo (organisme vivant exposé dans sa globalité), aboutissent à des résultats démonstratifs et cohérents avec les études in vitro.

 

  • "Il existe trois mécanismes fondamentaux de couplage, par lesquels les champs électriques ou magnétiques de fréquence variable dans le temps interagissent avec la matière vivante [UNEP/WHO/IRPA, 1993] :
  •  
  1. Couplage avec les champs électriques basses fréquences ;
  2. Couplage avec les champs magnétiques basses fréquences ;
  3. Absorption d'énergie provenant des champs électromagnétiques.

 

  • […] L'interaction champs électriques de fréquence variable - corps humain provoque :
  •  
  1. Un écoulement de charges électriques (courant électrique),
  2. La polarisation des charges liées (formation de dipôles électriques),
  3. La réorientation des dipôles électriques déjà présents dans les tissus.

 

  • […] L'interaction physique champs magnétiques de fréquence variable - corps humain crée des champs électriques induits et provoque la circulation de courants électriques. […] L'exposition du corps humain aux champs électriques ou magnétiques basses fréquences n'entraîne généralement qu'une absorption d'énergie négligeable et aucune élévation de température mesurable."  Page 22

 

On peut supposer que l'échauffement des tissus n'est pas la seule conséquence d'une exposition aux CEM (Champs Electromagnétiques)

 

  • "risque accru de leucémie parmi les travailleurs de l'électricité." Page 25
  • "Aucun des sujets participant à ces études n'était en mesure de détecter la présence de champs [12 kV.m-1 , 30 µT] et il n'y a pas eu d'autres résultats cohérents sur toute une batterie de tests sensoriels et perceptifs." Page 26

 

L'étude est cohérente avec le commentaire page 21 "ce guide n'est fondé que sur des effets immédiats sur la santé" ; cependant :

 

  • "On a également constaté que la durée du stimulus magnétique représentait un paramètre important dans la stimulation des tissus excitables."  Page 26
  •  

La norme s'appuie donc sur les effets immédiats des études, alors que les conséquences biologiques sont visibles sur le long terme.

 

  • "Des densités de courant qui ne provoquent aucune stimulation des tissus excitables peuvent néanmoins perturber l'activité électrique normale et influer sur l'excitabilité neuronale. On sait que l'activité du système nerveux central est sensible aux champs électriques endogènes produits par l'action des cellules nerveuses adjacentes, à des niveaux inférieurs à ceux qui sont nécessaires à la stimulation directe."  Page 27
  •  

Cette "perturbation" n'est pas un effet thermique.

 

  • "On a signalé des altérations neuroendocriniennes (suppression de la synthèse nocturne de la mélatonine, par exemple) en réponse à des champs électriques induits d'intensité égale ou inférieure à 10 mV.m -1 , ce qui correspond à des densités de courant induit égales ou inférieures à 2 mA.m -2 environ [Tenforde, 1991 ; 1996]. Rien ne permet d'établir clairement que ces effets soient nocifs."  Page 27
  •  

Rappelons que la mélatonine intervient dans la régulation des rythmes biologiques, et donc dans la régulation du sommeil. Or les études ont montré une chute de la production de mélatonine dans un rapport de 10 lors d'une exposition prolongée à un écran d'ordinateur (Jeunes poulets exposés 38 jours à un écran informatique à tube cathodique ; Bastide M, 1997 - Youbicier-Simo B-J ,2001 Univ. Montpellier)

 

  • "Dans le domaine de densité de courant compris entre 10 et 100 mA.m -2 , des effets sur les tissus et des modifications des fonctions cognitives cérébrales ont été signalés [NRPB, 1992 ; NAS, 1996]. Lorsque la densité du courant induit dépasse 100, voire plusieurs centaines de mA.m -2 à des fréquences comprises entre 10 Hz et 1 kHz environ, il y a dépassement des seuils de stimulation neuronale et neuromusculaire."  Page 27
  •  

Voici le cœur de ce qui servira à établir les normes : 100 mA/m², avec un facteur de "sécurité" de 10 :

 

  • "La gravité et la probabilité d'irréversibilité des effets sur les tissus s'amplifient en cas d'exposition chronique à des densités de courant induit qui dépassent un niveau de 10 -100 mA.m -2 . Il semble donc judicieux de limiter l'exposition de l'homme à des champs qui n'induisent pas de densités de courant supérieures à 10 mA.m -2 au niveau de la tête, du cou et du tronc à des fréquences allant de quelques Hz à 1 kHz."  Page 27
  •  
  • "Chez les volontaires, les effets de l'exposition qui reviennent le plus régulièrement sont l'apparition de phosphènes et une baisse minime du rythme cardiaque pendant ou immédiatement après l'exposition aux champs ELF"  Page 29
  •  

L'effet immédiat seul est retenu.

 

  • "Il n'existe pas de preuve de modification structurelle de l'ADN et de la chromatine par les champs ELF"  Page 28
  •  

Des études sembleraient montrer le contraire. (Weisbrot D, Lin H, Ye L, Blank M. and Goodman R. Journal of Cellular Biochemistry. Vol. 89, Issue 1, 2003, pages 48-55)

 

  • "Les champs ELF, à supposer qu'ils influent sur le processus de cancérogenèse, agissent plus probablement comme promoteurs que comme initiateurs, en favorisant la prolifération de cellules génétiquement modifiées, plutôt qu'en provoquant la lésion initiale de l'ADN ou de la chromatine. […] Des études sur le développement de cancers de la glande mammaire chez des rongeurs traités par initiateur chimique donnent à penser que l'exposition à des champs magnétiques à la fréquence du réseau et de densité de flux comprise entre 0,01 et 30 mT entraîne un effet de promotion du cancer. […] Toutefois, il faut que des études de répétition soient réalisées indépendamment par différents laboratoires, avant qu'il soit possible de dégager des conclusions quant à l'effet promoteur des champs magnétiques ELF sur les tumeurs de la glande mammaire. […] Les données sur le risque de cancer associé à l'exposition aux champs ELF chez des sujets vivant à proximité immédiate de lignes électriques semblent concorder pour indiquer un risque légèrement plus élevé de leucémie chez l'enfant"  Page 28
  •  
  • "Risque légèrement plus élevé" : un rapport de 3 (voir Page 25)
  •  
  • "dans l'ensemble, ces études semblaient indiquer l'existence d'un risque accru de leucémie ou de tumeurs cérébrales, mais ne présentaient pas de cohérence quant au type de cancer pour lequel il y avait augmentation du risque. Ces données ne suffisent pas à l'élaboration d'une base utilisable pour élaborer un guide pour la limitation de l'exposition aux champs ELF."  Page 28
  •  
  • "il est encore trop tôt pour qu'il soit possible d'observer un effet sur l'incidence du cancer ou sur la mortalité par cancer."  Page 30
  •  
  • "1 °C (…) valeur considérée par certains auteurs comme la limite supérieure d'augmentation de la température sans effet nocif. […] Chez les singes, la dégradation du comportement de thermorégulation commence dès que la température de la région hypothalamique augmente de 0,2 - 0,3 °C "  Page 31
  •  

Ces 2 résultats pourraient sembler contradictoires.

 

  • "certains rapports récents indiquent que l'exposition de rongeurs à des champs de micro-ondes avec des niveaux de DAS de l'ordre de 1 W.kg -1 pourrait entraîner des ruptures de brins sur l'ADN des tissus testiculaires et cérébraux"  Page 31
  •  

A comparer avec le DAS d'un téléphone portable, qui est généralement compris entre 0.3 et 1.6, avec une moyenne légèrement supérieure à 0.8.

 

  • "Cette étude paraît donc suggérer qu'un mécanisme non thermique serait en cause, ce qui demande des recherches supplémentaires. Néanmoins, avant d'émettre la moindre hypothèse sur le risque pour la santé, il faut répondre à un certain nombre de questions. Il est nécessaire de reproduire l'étude, de réduire la liberté de mouvement des animaux de façon à diminuer la variation du DAS dû à l'exposition et de déterminer s'il existe ou non une relation dose-réponse. Des études complémentaires sont nécessaires pour savoir si ces résultats se retrouvent ou non dans d'autres modèles animaux, afin d'être à même de les extrapoler à l'être humain. Il est également indispensable d'établir si les résultats obtenus avec des animaux transgéniques sont ou non applicables aux êtres humains."  Page 31
  •  
  • "Les restrictions d'exposition sont fondées sur les effets avérés sur la santé et sont dénommées restrictions de base. Selon la fréquence du champ, les grandeurs physiques utilisées pour spécifier les restrictions de base à l'exposition aux champs électromagnétiques sont la densité de courant, le débit d'absorption spécifique et la densité de puissance."  Page 34
  •  
  • "La modélisation du champ magnétique est fondée sur l'hypothèse d'une conductivité homogène et isotrope du corps et ne fait appel qu'à des modèles à boucle conductrice circulaire simple pour évaluer les courants induits dans différents organes et régions du corps, la tête par exemple, en utilisant l'équation ci-après, qui s'applique à un champ sinusoïdal pur"  Page 37
  •  

Le corps humain est modélisé comme un sac de forme quelconque et rempli d'un fluide homogène.

 

  • "Si, pour simplifier, on suppose une conductivité homogène de 0,2 S.m -1 , une densité de flux magnétique de 100 µT à 50 Hz génère à la périphérie du corps des densités de courant comprises entre 0,2 et 2 mA.m -2"  Page 37
  •  

Les 100 µT sont à comparer aux 0.2 µT qui multiplient par 3 le risque de leucémie chez l'enfant.


Pourquoi les normes sont inadaptées

Synthèse de la conférence "Téléphones portables, un danger pour la santé ?" Colloque International, 19 juin 2000, Assemblée Nationale, à Paris du Professeur Gérard Hyland, Professeur en Physique Théorique à l'Université de Warwick en Angleterre.

 

L'inadéquation des normes actuelles de téléphonie cellulaire pour la santé nécessite un nouveau principe : la biocompatibilité par compensation électromagnétique.


Paradoxes de la compatibilité électromagnétique

 

  1. Entre appareils
 

L'importance d'assurer la compatibilité électromagnétique entre les instruments électroniques de différents types et le rayonnement des micro-ondes pulsées utilisées dans la téléphonie mobile GSM est tout à fait reconnue et acceptée. L'interdiction d'utiliser les téléphones cellulaires en avion et dans les hôpitaux est familière : elle est basée sur le fait que leurs émissions pourraient créer -de façon non thermique- des interférences dangereuses avec les équipements électroniques sensibles ; d'ailleurs leurs effets nuisibles possibles sur les stimulateurs cardiaques et les appareils d'audition ont été le sujet de nombreuses études scientifiques publiées ces dernières années. Plus généralement, la législation actuelle sur la Compatibilité Électromagnétique de la Communauté Européenne et du Royaume-Uni exige que tous les matériels électroniques proposés à la vente dans la Communauté Européenne puissent fonctionner de manière satisfaisante jusqu'à une exposition à un champ électrique de 3V/m.

 

  1. Avec le vivant
  2.  
  1. Effets thermiques : « Débit d'Absorption Spécifique »
  2.  

Malheureusement cependant, la même préoccupation ne s'étend pas aujourd'hui à l'organisme humain vivant, qui est généralement considéré comme à l'abri des influences nocives des rayonnements des GSM, parce que leurs intensités* seraient beaucoup trop basses pour causer un quelconque degré nocif d'échauffement des tissus de l'organisme (échauffement quantifié par le "Débit Spécifique d'Absorption", le D.A.S.)

 

Et pour le vivant - contrairement aux instruments électroniques - l'échauffement est généralement considéré être le seul effet nocif possible. Or des normes (limites recommandées) de sécurité basée sur ces considérations thermiques (telles que celles de l'ICNIRP ou CENELEC) permettent des expositions pour les usagers à des champs électriques plus de dix fois plus fortes que le standard champ électromagnétique de 3V/m qui concerne les matériels électroniques !

 

"L'intensité" est exprimée soit comme la "force" du champ électrique en V/m, ou celle du champ magnétique en Tesla, soit comme une densité de puissance, en Watts/cm2, selon la proximité ou l'éloignement des conditions de mesure du champ. (L'intensité en V/m concernant l'usage proche du téléphone portable et l'intensité en Watt/ cm2 concernant l'exposition du public dans le voisinage d'une station-relais cellulaire)

 

  1. Effets non-thermiques
 

La croyance selon laquelle les effets nocifs sur la santé puissent être induits uniquement par l'effet d'échauffement des rayonnements micro-ondes est cependant une erreur.

 

Premièrement, ceci est empiriquement évident à travers les rapports nombreux et persistants de problèmes de santé chez certaines personnes exposées à ce type de rayonnements (qu'ils proviennent d'un téléphone mobile ou d'une station antenne-relais) même si l'intensité de ces radiations est bien en dessous des limites existantes de sécurité, qui sont, rappelons-le, basées sur le D.A.S.

 

Deuxièmement, il existe un volumineux dossier de preuves accumulées durant ces 30 dernières années dans la littérature scientifique "peer reviewed" (évaluée par les pairs), qui indiquent que le rayonnement peut affecter l'organisme vivant de plusieurs façons non thermiques, dont beaucoup sont cohérentes avec la nature des problèmes de santé rapportés, tels que maux de tête, troubles du sommeil, diminution de la mémoire à court terme et de la concentration, et, dans le cas d'enfants épileptiques, une augmentation significative de la fréquence des crises.

 

Finalement, la capacité de cette sorte de rayonnement d'exercer de telles influences non-thermiques sur un organisme vivant est une prévision tout à fait générale de la biophysique moderne.


Électromagnétisme des organismes vivants

 

Le refus d'accepter la réalité des effets non thermiques est en partie lié à la nature paradoxale de ces effets, par exemple illustrée par le fait que leur importance se trouve souvent accrue alors que la puissance du champ irradiant décroît, et également aux difficultés rencontrées en tentant de répliquer ces effets.

 

D'autre part, le même refus d'accepter qu'ils puissent provoquer des effets nocifs sur la santé chez certaines personnes est dû à un manque général d'appréciation du fait que les champs électromagnétiques ne sont pas étrangers à un organisme vivant, mais jouent véritablement un rôle tout à fait fondamental et constitutif dans son organisation et son contrôle depuis le niveau microscopique cellulaire, en remontant jusqu'aux organes et fonctions : cela revient à dire que c'est le refus d'accepter qu'un organisme vivant est lui-même un instrument électromagnétique de grande et intense sensibilité et ainsi est autant vulnérable aux interférences non-thermiques des champs électromagnétiques externes que l'est une pièce active d'un équipement électronique, (encore que dans ce dernier cas, l'influence d'un champ donné est toujours la même : ce qui n'est pas la situation avec un organisme vivant !)

 

Un bon exemple de l'ignorance dominante de ce fait est fourni par le récent développement de TETRA (Terrestrial Enhanced Trunked Radio Access, ou « Accès Radio Interurbain Terrestre à longue distance » en français) pour lequel le taux de répétition de la trame de base est 17.6 Hz - quand on sait que cette fréquence se trouve dans la bande des ondes bêta de l'activité du cerveau et qu'elle n'est pas seulement proche de celle à laquelle un flash de lumière visible peut provoquer des crises chez les épileptiques photosensibles, mais aussi proche de la modulation de fréquence pour laquelle on retrouve un maximum d'anomalies dans le transfert des ions calcium dans les cellules, quand elles sont irradiées par des micro-ondes pulsées de faible intensité !

 

  1. Sensibilité du vivant
 

Que la faible intensité du rayonnement en micro-ondes pulsées utilisée aujourd'hui dans la téléphonie mobile GSM puisse exercer de subtiles influences non thermiques sur l'organisme humain s'explique en premier lieu parce que les micro-ondes sont avant tout des ondes, et comme telles, ont des propriétés autres que leur seule intensité. En particulier, le rayonnement comprend certaines fréquences bien précises qui facilitent leur discernement par l'organisme vivant, et par lequel il peut en retour être affecté. C'est parce l'organisme humain dans son état "vivant" fonctionne lui-même à travers une variété d'activités biologiques électriques de nature oscillatoire, chacune caractérisée par une fréquence particulière, dont certaines se trouvent être proches de celles utilisées dans les GSM.

 

Les normes (limites recommandées) de sécurité existantes, basées exclusivement sur la considération du DAS, n'apportent aucune protection contre de tels effets, puisqu'elles limitent seulement l'intensité du rayonnement des micro-ondes, en les abaissant suffisamment pour garantir que l'échauffement des tissus par l'absorption d'énergie émanant des micro-ondes ne soit pas excessive par rapport à ce que peut supporter le mécanisme thermorégulateur du corps et que l'homéostasie ne soit pas compromise.

 

Il faut réaliser ici que la "vie" dans l'organisme - "le vivant"- n'entre en ligne de compte que pour l'importance d'une augmentation de température au-delà de laquelle se produisent les effets nuisibles sur la santé : alors que l'échauffement lui-même se produit indépendamment de ce que l'organisme soit vivant ou mort !

 

Par opposition, pour que le rayonnement puisse exercer ses influences non thermiques, il est essentiel que l'organisme soit vivant, car dans ce cas seulement se produit une excitation des diverses activités électriques oscillatoires endogènes, par lesquelles le rayonnement peut atteindre le système biologique : un organisme mort n'a plus aucun ECG ou EEG avec lequel un champ électromagnétique extérieur puisse interférer !

 

Ainsi, tout comme une radio ou un autre composant électronique doivent être allumés et correctement réglés, pour pouvoir fonctionner ou subir des interférences avec le signal extérieur d'entrée, l'organisme lui-même doit être alimenté en énergie, (c'est-à-dire : vivant) pour être sensible aux effets non thermiques du rayonnement.

 

  1. Fréquences "bio-actives" : micro-ondes et extrêmement basses fréquences
 

Les fréquences particulières utilisées dans la téléphonie mobile GSM que l'on doit considérer comme particulièrement "bio-actives" sont celles de la porteuse micro-ondes (900/1 800 MHz) et celles de certaines modulations qui caractérisent le signal du système TDMA - spécifiquement le taux de répétition multiframe de 8,34 Hz, et la périodicité 2 Hz associée avec le mode de transmission discontinue (DTX) du portable ; ce dispositif d'économie d'énergie devient actif quand l'utilisateur reçoit mais ne parle pas.

 

Pour entretenir correctement leurs activités métaboliques, les systèmes biologiques hautement organisés ont des activités électriques oscillatoires au niveau cellulaire, dont les fréquences résident généralement dans la bande micro-ondes. On comprend mieux ainsi les effets spectaculaires de micro-ondes d'ultra basse intensité sur des processus aussi fondamentaux que la division cellulaire et la communication intercellulaire ; d'autre part les deux fréquences ELFs (8,34 Hz et 2 Hz), correspondent à des fréquences retrouvées spécifiquement dans l'EEG humain, respectivement dans les bandes alpha et delta des ondes cérébrales.

 

Cette hypothèse est largement confirmée par la démonstration que ce type de radiation affecte une grande variété de fonctions du cerveau humain - telles que l'activité électrique, l'électrochimie, la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et fragilise le système immunitaire.

 

Cependant, bien que le mode d'action précis par lequel ces perturbations provoquent des troubles pathologiques ne soit pas encore totalement élucidé, il y a une relation indéniable entre les effets non thermiques et la nature de la plupart des problèmes de santé constatés.

 

Ce qui est clair, en outre, - parce qu'aussi bien l'apparition de l'effet initial non-thermique que la gravité de ses effets associés nuisibles pour la santé sont tous deux dépendants du facteur "vivant" - ces effets dépendent nécessairement de l'état de l'organisme, quand il est exposé au rayonnement.

 

  1. Variabilité des réponses biologiques individuelles
 

Evidemment, il existe une grande variabilité d'une personne à l'autre, dépendant, par exemple, de la stabilité du rythme alpha vis à vis des interférences ou des phénomènes d'entraînement par le rayonnement, de la résistance biologique individuelle au stress et de la solidité du système immunitaire.

 

En conséquence, une exposition similaire au même rayonnement peut entraîner des réponses [non thermiques] différentes chez des personnes différentes (contrairement à ce qui se passe avec l'instrumentation électronique) ; ceci est cohérent avec le fait que toutes les personnes exposées ne seront pas affectées par des effets nocifs ; de même qu'avec les difficultés rencontrées dans la réplication des effets non thermiques dans les expériences de laboratoire in vivo.

 

Ceci dépend des prédispositions génétiques de la personne, et du fait que le stress est cumulatif ; il est donc fort probable que l'exposition à un champ électromagnétique, en amenant le niveau de stress de la personne à un seuil critique, soit le facteur déclenchant d'une pathologie particulière qui était déjà dans un état de latence instable.

 

Il faut remarquer qu'une des conséquences caractéristique des micro-ondes comme l'échauffement, entraînant, par exemple, une augmentation de température d'1 °C peut être mortelle ou bénéfique en fonction de la condition de la personne à un moment donné, (par exemple dans le cas de la fièvre ou de l'hypothermie due au froid, dans des conditions de fonctionnement extrême de l'organisme).


Protections en vigueur biologiquement inadéquates

 

Les règles de sécurité existantes négligent par conséquent le fait le plus discriminatoire de tous, c'est-à-dire le caractère vivant de l'organisme irradié ; elles ne couvrent qu'"une seule face de la pièce"- le côté thermique - en laissant la personne exposée vulnérable à de possibles effets nocifs sur la santé, provoqués par le côté non thermique, complètement laissé dans l'ombre.

 

La même critique s'applique bien sûr à tout système de protection dont le but est seulement une réduction de l'intensité du rayonnement micro-ondes émis par un téléphone portable vers ou dans la tête de l'utilisateur - soit par un écran de protection ou par l'emploi d'un kit mains libres. Car l'utilisateur est toujours vulnérable, particulièrement aux champs magnétiques de basse fréquence que l'on ne peut pas éliminer, qui sont associés avec les montées de courant émis par la batterie du portable, et sont inévitables pour doter le signal micro-ondes des caractéristiques nécessaires à l'émission en norme TDMA (Time Division Multiple Access ~Division du Temps à Accès Multiple), système employé aujourd'hui dans les GSM.

 

La forte nocivité de ces champs a été récemment mise en évidence par des expériences sur des embryons de poulets.

 

Manifestement, les effets non thermiques sont plus reliés à un transfert d'information du champ irradiant vers l'organisme vivant, en raison de sa capacité à "reconnaître" certaines caractéristiques de fréquence du rayonnement, qu'à son aptitude à absorber l'énergie de ce champ.

 

Cependant, pour que l'organisme soit capable de discerner un rayonnement faible en regard de ses propres émissions thermiques à des températures physiologiques, ce rayonnement doit avoir une certaine intensité minimale, ou alors un degré de cohérence relativement élevé.

 

Cette intensité minimale est cependant, bien en dessous (de l'ordre de10-15 Watts/cm2) de celle nécessaire pour provoquer un échauffement tissulaire (de l'ordre de10-3 Watts/cm2) en relation avec la fréquence porteuse (micro-ondes) du rayonnement.

 

Pour couvrir des conditions assez larges d'utilisation, une certaine marge de sécurité est incluse dans les normes d'intensité autorisées lors des expositions aux micro-ondes (DAS).

 

Par contre, il existe un manque de consensus en ce qui concerne l'importance réelle de la marge de sécurité à admettre, ce qui explique la grande variabilité dans les intensités d'exposition recommandées par les différents organismes responsables de la normalisation.

 

On doit souligner, cependant, que l'effet d'échauffement se produit toujours, quel que soit l'état de la personne, contrairement à ce qui se passe pour les effets non-thermiques.

 

C'est bien sûr, ce fait qui sous-tend la possibilité d'utiliser des têtes "fantômes" pour déterminer les valeurs DAS ; il devrait cependant être intégré que la fiabilité des valeurs ainsi obtenues est subordonnée au fait que les propriétés diélectriques des fluides synthétiques du "cerveau" utilisés sont assez approximatives et éloignées de celles de l'organisme vivant réel. Sur la base du peu d'information disponible, les différences pourraient s'avérer significatives.

 

Bien que la réduction de l'intensité d'émission en dessous du seuil d'apparition d'effets thermiques pourrait peut-être accroître la résistance de la personne exposée aux effets nocifs provoqués par les expositions des GSM actuels, cela rendrait en réalité la technologie inutilisable, car ce seuil est extrêmement bas.

 

En conséquence, dans la recherche de "la biocompatibilité électromagnétique" entre l'organisme humain vivant et le type de rayonnement utilisé actuellement dans la téléphonie mobile GSM, une stratégie tout à fait différente doit être adoptée.


Une éventuelle efficacité thérapeutique

 

Une idée qui s'impose d'elle-même est basée sur l'efficacité thérapeutique d'exposition à des champs électromagnétiques athermiques sous différentes formes dans des conditions cliniques contrôlées, telles celles utilisées, par exemple, pour l'accélération de guérison des fractures, ou par l'augmentation de l'efficacité des rayonnements ionisants dans le but d'utiliser des doses moins toxiques. Peut-être la thérapie par résonance micro-ondes, est-elle encore plus remarquable, puisqu'elle permet de restaurer l'homéostasie dans un large éventail de pathologies par l'utilisation de rayonnement d'ultra faible intensité d'une fréquence spécifique.

 

L'efficacité de cette thérapie qui agit sur les désordres endogènes indique non seulement que les champs électromagnétiques ne sont pas étrangers au corps vivant, mais suggère aussi qu'il pourrait être possible de réduire les dysfonctions qui sont elles-mêmes provoquées par des influences “informationnelles "des rayonnements électromagnétiques extérieurs, contre lesquelles les stratégies conventionnelles de protection sont impuissantes.

 

La stratégie appropriée pourrait être d'utiliser un tel type d'émission de "compensation" pour protéger l'organisme humain de la pollution électromagnétique extérieure de façon à garantir une réelle biocompatibilité, essentiellement en utilisant un "antidote" électromagnétique à la pollution électromagnétique.

 

C'est la stratégie qui sous-tend une technologie prometteuse développée par Tecnolab, dans laquelle l'émission de compensation est un champ magnétique ELF hyperfaible. Ce champ est émis par un oscillateur autonome lorsqu'il est exposé à un champ électromagnétique "polluant".

 

L'efficacité de cette technologie a été établie de façon expérimentale dans de nombreuses expérimentations indépendantes sur des organismes vivants (animaux ou humains exposés au rayonnement d'appareils réels, tels que des téléphones mobiles et écrans).

 

Il est nécessaire de souligner alors que cette efficacité biologique est réelle, aucune différence dans le DAS des appareils GSM ou écrans ne serait détectée, si une mesure était faite simultanément avec l'émetteur de compensation en fonctionnement installé sur ces derniers : ce qui souligne à nouveau l'inadéquation du concept du DAS pour étudier les problèmes de réponse biologique et de biocompatibilité électromagnétique, et alimente le fait que les effets les plus délétères du rayonnement GSM proviennent de son influence non thermique sur l'organisme vivant.

 

Une compréhension de la manière dont l'émission magnétique de compensation réussit à maintenir l'homéostasie, quand un organisme vivant est exposé à une pollution électromagnétique, est actuellement le sujet de nombreuses recherches au niveau international, dans lesquelles des concepts à la frontière des connaissances actuelles ont été évoqués. Il est d'une extrême importance de savoir qu'un organisme vivant, tant au niveau microscopique (cellulaire) que macroscopique, est un système quantique, loin de l'équilibre thermodynamique. Ceci implique des possibilités totalement nouvelles selon lesquelles l'organisme peut être sensible à des champs électromagnétiques hyperfaibles, et à son tour répondre à ces champs d'une manière entièrement athermale.

 

La recherche actuelle suggère fortement que le champ magnétique de compensation ait pour cible les complexes ions-protéines, dont il aide à maintenir l'intégrité (par des processus de mécanique quantique), quand ils sont sous l'influence perturbatrice d'une pollution électromagnétique externe. Il est en effet bien connu que les ions Ca, Mg, K et Na jouent un rôle crucial dans les processus de transduction de signaux qui sont essentiels à un fonctionnement ordonné (et par conséquent en bonne santé) d'un organisme vivant.

 

La stratégie de compensation magnétique développée par Tecnolab doit donc être considérée comme étant à l'avant-garde d'une nouvelle génération de technologies qui obtiennent, d'une manière nouvelle et prometteuse, le plus haut degré de biocompatibilité électromagnétique possible.


Le discours de l’OMS est contradictoire

Exemples de contradiction

    

L'OMS reconnaît que les champs électromagnétiques en Extrêmement Basse fréquence (de 0 à 300 Hz selon l'ICNIRP, « Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants ») sont "peut-être cancérogènes pour l'homme".

 

CEPENDANT

 

L'OMS ne reconnaît pas les craintes du public quant à ces champs. L'augmentation du risque de leucémie est reconnue, mais pour l'OMS la crainte du public provient de la disparité qui existe entre les normes d'exposition aux champs électromagnétiques dans les différents pays du monde.

 

  • L'OMS reconnaît que les courants électriques existent de façon naturelle dans le corps humain et entrent pour une part essentielle dans les fonctions corporelles normales.
  •  

CEPENDANT

 

Les limitations établies ne sont pas destinées à protéger les appareils électro médicaux contre les interférences électromagnétiques.

 

  • « Toutes les analyses effectuées jusqu'ici montrent que lorsque l'exposition reste inférieure aux limites recommandées par la CIPRNI (1998) pour les champs électromagnétiques émis sur tout le domaine de fréquence compris entre 0 et 300 GHz, il ne se produit aucun effet indésirable connu sur la santé. Des lacunes subistent néanmoins dans nos connaissances, lacunes qu'il est nécessaire de combler avant de pouvoir améliorer l'évaluation des effets sanitaires. » OMS
  •  
  • « Les disparités qui existent dans le monde entre les normes relatives aux champs électromagnétiques alimentent les craintes du public au sujet de l'exposition qui résulterait de l'apparition de nouvelles technologies » OMS
  •  

L'OMS diffuse un Manuel sur "L'instauration d'un dialogue sur les risques dus aux champs électromagnétiques", dont l'origine est la suivante :

 

  • « Ce manuel est destiné à aider les décideurs qui, face à la controverse publique et aux incertitudes des scientifiques, ont à assurer la bonne marche des installations existantes ou à choisir un site approprié pour en implanter de nouvelles. » Pages 3 et 53 du manuel

Extraits du manuel

 

  • "Electromagnetic fields (EMF) occur in nature and thus have always been present on earth." Page 1
  •  

C'est vrai, mais le champ magnétique alternatif naturel (10 pT) est 10 000 000 fois plus faible que la norme préconisée par l'ICNIRP.

 

  • "Electrical currents exist naturally in the human body and are an essential part of normal bodily functions. All nerves relay their signals by transmitting electric impulses. Most biochemical reactions, from those associated with digestion to those involved in brain activity, involve electrical processes." Page 3
  •  

Outre que les intensités des champs électriques générés par les appareils sont très largement supérieures à celles des champs produits par les corps vivants et humains, leurs signaux électro-magnétiques externes artificiels provoquent des phénomènes d'interférences et de résonances avec les fréquences internes biologiques, ce qui pourrait nuire à l'équilibre biologique et affaiblir l'état de santé. Le stress biologique de source électromagnétique (appareils et installations électriques/électroniques) a été démontré au niveau de l'ADN, des ions, des cellules nerveuses, des hormones, du cœur, du cerveau, de l'œil.

 

  • "CONCLUSIONS FROM SCIENTIFIC RESEARCH LOW-FREQUENCY FIELDS
  •  
  • Scientific knowledge about the health effects of EMF is substantial and is based on a large number of epidemiological, animal and in-vitro studies. Many health outcomes ranging from reproductive defects to cardiovascular and neurodegenerative diseases have been examined, but the most consistent evidence to date concerns childhood leukemia. In 2001, an expert scientific working group of WHO's International Agency for Research on Cancer (IARC) reviewed studies related to the carcinogenicity of static and extemely low frequency (ELF) electric and magnetic fields. Using the standard IARC classification that weighs human, animal and laboratory evidence, ELF magnetic fields were classified as possibly carcinogenic to humans based on epidemiological studies of childhood leukaemia." Page 5
  •  
  • "Several recent epidemiological studies of mobile phone users found no convincing evidence of increased brain cancer risk. However, the technology is too recent to rule out possible long-term effects." Page 7

 

Des études d'un programme de recherche (Wireless Technology Research) de l'Association internationale des industriels de la téléphonie mobile (CTIA Cellular Telecommunications Industry Association) et d'autres indépendantes (Lennart Hardell 2001, 2002, 2003) ont montré au contraire une augmentation de (jusqu'à 300% pour certains rares) cancers du cerveau.

 

  • "However, base stations are continuously transmitting signals, although the levels to which the public are exposed are extremely small, even if they live nearby." Page 7
  •  

Les rayonnements émis par les antennes relais sont très faibles par rapport à certains autres champs artificiels (jeux vidéo,TV, radars, téléphones portables, four à micro-ondes pour la cuisson de matière inerte), mais leurs fréquences d'émission spécifique entrent en résonance avec les fréquences naturelles émises par les cellules des corps vivants. De plus le rayonnement est constant et l'exposition des individus permanente, nuit et jour, sans possibilité de récupération.

 

  • "Modern technology offers powerful tools to stimulate a whole range of benefits for society, in addition to economic development. However, technological progress in the broadest sense has always been associated with hazards and risks, both perceived and real. Industrial, commercial and household applications of EMF are no exception." Page 9
  •  
  • "Public worry about new technologies often stems from unfamiliarity and a sense of danger from forces that they cannot sense." Page 9
  •  
  • "When it comes to risk assessment, the available information for decision-making is based on science. (…) Science is a powerful tool and has earned its credibility by being predictive. However, its usefulness depends on the quality of the data, which is related to the quality and credibility of the scientists." Page 35
  •  

Les normes établies par la « science » ici citées ne semblent pas avoir pris tous les risques en considération.

 

  • "Exposure limits are based on effects related to short-term acute exposure rather than long-term exposure, because the available scientific information on the long-term low-level effects of exposure to EMF fields is considered to be insufficient to establish quantitative limits." Page 51
  •  

Les effets à long terme des champs électromagnétiques omniprésents (ce qui inquiète à juste titre la population générale) sont simplement éliminés.

 

  • "To allow for uncertainties in science, this lowest threshold level is reduced further to derive limit values for human exposure. For example, ICNIRP uses a reduction factor of 10 to derive occupational limits for workers and a factor of about 50 to arrive at exposure limits for the general public." Page 51
  •  

Ce sont quasiment les seuls chiffres avancés dans ce manuel ; Ce facteur 10 est à comparer à un facteur 2500 souhaitable quant aux champs électromagnétiques. (Rapport d'experts mandatés par l'Environmental Protection Agency, 1995, W.R. Adey)

 

  • "Exposure guidelines are not intended to protect against electromagnetic interference (EMI) with electromedical devices. New industry standards are being developed to avoid such interference" Page 53
  •  

Il a été écrit plus haut (page 3) que les courants électriques existent de façon naturelle dans le corps humain et sont une part essentielle des fonctions corporelles normales.

 

  • "The Precautionary Principle is usually applied when there is a high degree of scientific uncertainty and there is a need to take action for a potentially serious risk without awaiting the results of more scientific research. It was defined in the Treaty of Maastricht as "taking prudent action when there is sufficient scientific evidence (but not necessarily absolute proof) that inaction could lead to harm and where action can be justified on reasonable judgements of cost-effectiveness". There have been many different interpretations and applications of the precautionary principle. In 2000 the European Commission defined several rules for the application of this principle (see Box, page 56), including cost-benefit analyses." Page 53
  •  

Le facteur Coûts / Bénéfices (considérations économiques) semble influer dans la mise en place du niveau de protection


Publications scientifiques sur les effets des ondes électromagnétiques

Prise de conscience de la dangerosité des champs électromagnétiques

 

  • « Mettre des dizaines de millions d'antennes 5G sans un seul test biologique de sécurité doit être l'idée la plus stupide jamais vue dans l'histoire du monde. » (Pr Pall)
  •  

Avant même que la 5G soit envisagée, des dizaines de pétitions et d'appels émanant de scientifiques de différents pays, dont l'Appel de Fribourg signé par plus de 3 000 médecins, avaient demandé l'arrêt de l'expansion de la technologie sans fil et l'adoption d'un moratoire pour toute nouvelle station de base.

 

En 2015, 215 scientifiques de 41 pays ont fait part de leurs préoccupations aux Nations Unies et à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en faisant valoir que de « nombreuses publications récentes ont montré que les champs électromagnétiques affectent les organismes vivants à des niveaux bien inférieurs à ceux que préconisent la plupart des lignes directrices internationales et nationales ». Plus de 10 000 études scientifiques publiées dans des revues dotées de comité de lecture montrent les dommages du rayonnement de radiofréquence causés à la santé humaine. Ces effets prennent diverses formes, notamment : 

 

Palpitations cardiaques

Incidence sur le bien-être général

Altération de l'expression génique  

Multiplication du nombre de radicaux libres

Altération du métabolisme

Difficultés d'apprentissage et pertes de mémoire

Altération du développement des cellules souche

Infertilité et altération de la qualité du sperme

Cancers

Fausse couche

Maladies cardiovasculaires

Dommages neurologiques

Déficience cognitive

Obésité et diabète

Lésions de l'ADN

Stress oxydant

 

Parmi les effets sur les enfants, mentionnons l'autisme, le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et l'asthme.

 

Les dommages vont bien au-delà de ceux causés à la race humaine, comme en témoignent quantité de preuves de dommages causés à divers végétaux et à la faune, de même qu'aux animaux de laboratoire, notamment : 

 

Les fourmis

Les oiseaux

Les forêts

Les grenouilles

Les mouches à fruits

Les abeilles

Les insectes

Les mammifères

Les souris

Les végétaux

Les rats

Les arbres

 

 

Des effets microbiologiques néfastes ont également été constatés. 

 

Le Centre international de Recherche sur le Cancer de l'OMS a conclu en 2011 que le rayonnement de radiofréquence, dans la gamme de fréquence de 30 kHz à 300 GHz, était peut-être cancérigène pour l'homme (Groupe 2B).Toutefois, selon des preuves récentes, y compris les dernières études sur l'utilisation du téléphone mobile et les risques de cancer du cerveau, il est avéré que le  rayonnement de radiofréquence est cancérigène pour les humains et devrait être classé en tant que « cancérigène du Groupe 1 », au même titre que la fumée du tabac et l'amiante.

 

Les directives ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants), FCC (Commission fédérale des communications) et les International Safety Guidelines, qui ne reposent que sur les effets thermiques, sont inadéquates et des groupes de scientifiques internationaux ont formulé des pétitions et d'autres déclarations dans lesquelles ils expriment une grande inquiétude.


Etudes réalisées sur les riverains d’antennes relais

 

  1. Etude française
 

Elle a été conduite sur 530 personnes (270 hommes, 260 femmes). Un questionnaire a permis de connaître les conditions d'expositions des sujets aux antennes de téléphonie mobile.

 

Les principaux résultats publiés soulignent :

 

En fonction de la distance des antennes et par rapport au groupe référent, certains symptômes sont exprimés de façon significativement plus élevée :

 

  1. Jusqu'à 300 mètres : Fatigue
  2. Jusqu'à 200 mètres : Maux de tête, perturbations du sommeil, sentiment d'inconfort
  3. Jusqu'à 100 mètres : Irritabilités, problèmes cardiovasculaires, difficulté de concentration
  4.  

Les femmes sont plus sensibles que les hommes pour 7 symptômes : maux de tête, nausées, perte d'appétit, perturbations du sommeil, tendance dépressive, sentiment d'inconfort, perturbations visuelles.

 

Les sujets âgés sont plus sensibles que les jeunes.

 

La position « face aux antennes » est la plus nocive.

 

  1. Etude espagnole
 

Utilisant un questionnaire, elle a été réalisée sur 101 personnes : 47 vivant à moins de 150 mètres des antennes, exposées à 0,11 +- 0, 19 microW/cm2 (0,64 +- 0,84 V/m) et 54 vivant à plus de 250 mètres des antennes et exposées à 0,01 +- 0,04 microW/cm2 (0,19 +- 0,38 V/m) - valeurs micro-ondes mesurées dans les chambres à coucher5. Il est mis en évidence que :

 

Le groupe le plus exposé rapporte des plaintes à des pourcentages significativement plus élevés que le groupe le moins exposé pour :

 

  1. Maux de tête
  2. Perturbations du sommeil
  3. Perturbations cardiaques
  4. Difficultés de concentration
  5. Irritabilité
  6. Sentiment d'inconfort
  7. Fatigue

 

  1. Etude autrichienne
 

Elle a été mise en œuvre au moyen d'un questionnaire et de tests réalisés sur ordinateur (mémoire, vitesse de réactions, choix multiples). Les sujets (336) étaient âgés de 18 à 91 ans, 59 % étaient des femmes et 41 % des hommes6.

 

En relation avec le niveau d'exposition aux micro-ondes des sujets (GSM 900 MHz), trois symptômes ont été étudiés :

 

  1. Fatigue
  2. Digestion
  3. Cardio-vasculaire

 

Les résultats obtenus mettent en évidence :

 

Une augmentation significative des troubles cardio-vasculaires ainsi qu'une altération de la vitesse de réactions aux tests.

 

  1. Etude hollandaise
 

Les résultats d'un rapport gouvernemental hollandais, financé par les ministères des Affaires économiques, de l'Environnement et de la Santé, ont été présentés en septembre 2003. Deux groupes de 36 personnes ont été étudiés, l'un des groupes étant constitué de sujets se déclarant « électrosensibles ». Les participants ont été soumis pendant 45 minutes, en laboratoire, à des émissions de radiofréquences de type antennes relais (GSM 900 MHz - DCS 1800 MHz - 3G UMTS 2100 MHz). Le niveau de champ électrique micro-ondes reçu par les sujets était de 0,7 V/m avec des pics au maximum de 1 V/m.

 

Des tests spécifiques, visant à rechercher les effets des micro-ondes sur les fonctions cognitives (mémoire, attention visuelle, temps de réaction ...), ont été réalisés. En outre, et afin de préciser les effets subjectifs des radiofréquences, les sujets ont répondu à un questionnaire portant sur des symptômes tels que fatigue, maux de tête, vertige.

 

Principaux résultats rapportés :

 

  1. Diminution globale du « bien-être » sous UMTS (3G).
  2. Modification du sentiment « d’hostilité » sous GSM.
  3. Modification des temps de réaction sous GSM, 3G et dans le cas de « double tâche » pour le DCS.
  4. Modification de la mémorisation sous DCS et 3G.
  5. Modification de l'attention visuelle sous 3G et de la vigilance sous GSM.
  6. Les résultats indiquent également des différences entre le groupe de sujets « électrosensibles » et le groupe de sujets « non-électrosensibles ».
  7.  
  • Conclusion
  •  

Cette étude conduite en laboratoire (en double « aveugle » pour éliminer l'influence des effets psychologiques) sur des volontaires, conforte par ses résultats, les 3 premières études (ci-dessus), impliquant des riverains d'antennes relais.

 

Il est important de remarquer que les sujets de l'étude hollandaise ont été exposés seulement 45 minutes à 0,7 V/m, sans dépasser 1 V/m.

 

Cela a pourtant suffit pour retrouver des plaintes exprimées par les riverains de stations relais.

 

  • Références

 

  • SANTINI R. et al., (2001). « Symptômes exprimés par des riverains de stations relais de téléphonie mobile». La Presse Médicale.30: 1594.
  •  
  • SANTINI R. et al., (2002). «  Enquête sur la santé de riverains de stations relais: I. Incidences de la distance et du sexe». Pathol. Biol. 50: 369-373.
  •  
  • SANTINI R. et al., (2003). «  Enquête sur la santé de riverains de stations relais de téléphonie mobile. II/ Incidences de l'âge des sujets, de la durée de leur exposition et de leur position par rapport aux antennes et autres sources électromagnétiques». Pathol. Biol. 51: 412-415.
  •  
  • SANTINI R. et al., (2003). "Survey study of people living in vicinity of cellular phone base stations». EIectromagnetic Biology And Medicine. 33: 41-49.
  •  
  • NAVARRO E. A. et al., (2003). " The microwave syndrome: A preliminary study in Spain». Electromagnetic Biology and medicine. 22 :161-169
  •  
  • HUTTER H. P. et al., Mobile telephone base stations: effects on health and wellbeing. 2nd Int. Workshop. October 2002. Rhodes (Greece). Volume 1. Pages 344-352.
  •  
  • ZWAMBORN A. P. M. et al., 2003. Effects of Global Communication system radiofrequency fields on Well Being and Cognitive Functions of human subjects with and without subjective complaints. (TNO-report).

Etudes réalisées sur les effets des lignes à haute tension

 

  1. Effets de la pollution électromagnétique des lignes aériennes de transport de courant alternatif 50/60 Hz
 

L'étude britannique (publication New scientist) sur les lignes haute tension et les cas de leucémie chez l'enfant publiée en juin 2005 par des chercheurs de l'université d'Oxford a porté sur plus de 29.000 enfants souffrant de cancer, dont 9.700 de leucémie. Cette étude a montré que le risque de leucémie augmente de 69 % pour les enfants dont le domicile se trouvait à moins de 200 mètres des lignes à haute tension au moment de leur naissance et de 23 % pour ceux domiciliés à une distance située entre 200 et 599 mètres, par rapport à ceux nés à plus de 600 mètres, a rappelé Gerald Drapper, principal auteur de ces travaux.

 

En 2000, d'autres travaux avaient montré que le risque de leucémie augmente à partir d'une exposition de 0,2 microtesla et est multiplié par deux pour un niveau supérieur à 0,4 microtesla, sans que le rapport de cause à effet soit expliqué.

 

Le rapport de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale Française) en 1993 sur les effets des champs électromagnétiques d'extrêmement basses fréquences ainsi que d'autres travaux américains, indiquent également une augmentation du risque de leucémie chez l'enfant.

 

Tous les travaux de recherche aboutissent aux mêmes résultats, les risques dus aux lignes à haute tension existent. Les processus sont toujours identiques :

 

  1. Dysfonctionnement neuroendocrinien
  2. Action sur l'hypothalamus et l'hypophyse
  3. Etats de stress

 

  1. Modifications biologiques induites par une exposition aux effets des lignes à haute tension au Québec en 1989
 

Sur la cellule, sur les systèmes biologiques par le biais de la chaîne hormonale :

 

  1. Baisse du taux de calcium transmembranaire
  2. Epiphyse et sécrétion de la mélatonine (rythme du sommeil)
  3. Malformation des embryons (souris et rat)
  4. Sérotonine et dopamine en baisse au niveau de l'hypothalamus (macaque)
  5. Ralentissement du rythme cardiaque (homme)
  6. Baisse de l'immunité (souris)

 

Les cibles biologiques des rayonnements des lignes haute tension, identifiées ci-dessus, sont identiques à celles des téléphones mobiles, des ordinateurs, des antennes relais, telles qu’elles ont été mises en évidence par Tecnolab (nom initial de ComoSystems, fabricant des CMO), comme par de multiples travaux expérimentaux internationaux.

 

La mise en oeuvre de la technologie CMO, connue par ailleurs pour ses effets de compensation des champs électromagnétiques, démontrés au niveau des concentrations calciques intra cellulaires, ou du fonctionnement hormonal et immunitaire, devient ainsi également pertinente pour cette application aux effets biologiques des lignes haute, moyenne et basse tension.

 

  • Distances limites indicatives :
  •  

Ordre de grandeur des distances limites préconisées, en fonction des types de ligne haute tension (valeur limite de 0,4 microtesla)

 

  1. 230 Volts (la ligne alimentant votre habitation) : quelques mètres (éviter de rester sous la ligne)
  2. 20 000 Volts (pylône béton 3 fil) : 30 m
  3. 63 000 Volts : 80 m
  4. 225 000 Volts : 100 m
  5. 400 000 Volts : 150 m

 

Pour les lignes 63 000, 225 000 et 400 000 Volts (pylônes à structure métallique), la tension est indiquée sur une plaque fixée sur chaque pylône.

 

Ces valeurs ne sont données qu'à titre indicatif, le champ émis par la ligne dépend aussi et surtout de sa charge, c'est à dire l'intensité qui la traverse. Cette intensité est variable, en fonction de la demande.